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Mort du sculpteur sénégalais Ousmane Sow : L’artiste était une des plus importantes figures de l’art contemporain africain

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Le sculpteur sénégalais Ousmane Sow est mort le jeudi 1er décembre dernier à Dakar. Il avait 81 ans. Le 11 décembre 2013, il a été  le premier homme noir admis à l’académie des beaux-arts français à Paris.  Avec lui disparait le secret du matériau qu’il utilisait pour façonner ses œuvres. Substance faite à base de paille, sable, d’aliments et d’une vingtaine  d’autres produits.

Ses statues étaient caractérisées par l’impression de puissance qu’elles dégagent. Lui-même expliquait que c’était voulu, insistant sur le fait qu’il voulait y relever l’expression de la vie.

Sow est né en 1935. Très jeune, l’homme développe un intérêt pour la sculpture. Mais à la mort de son père, alors que le jeune homme n’a que 21 ans, il s’embarque pour la France où  il fait des études de kinésithérapeute. Mais le soir, il étudie la sculpture. Vers la cinquantaine, le sculpteur amateur  abandonne son métier de kinésithérapeute pour vivre de son art.

En 1987, les Dakarois découvrent, au centre culturel français de Dakar, ses statues de lutteurs nouba. L’année suivante, il présente la série Massaï, en 1989 la série Zoulou et en 1993 la série Peuls. Il est reconnu comme un des artistes africains contemporains les plus en vue.

Mais c’est en 1999 qu’il atteint une renommée mondiale lorsqu’il expose sur le pont des arts de Paris ses 35 statues représentant des Amérindiens luttant contre la cavalerie américaine. Trois millions de personnes se déplaceront pour admirer ses créations.

Il passera les années suivantes à sculpter les personnes ayant compté pour lui, comme son père Moctar Sow, mais aussi Nelson Mandela, l’indépendantiste haïtien Toussaint Louverture, Martin Luther King ou encore Victor Hugo. Son rêve était d’ouvrir un musée à Dakar pour y rassembler ses créations.

Par Yves Mitondo

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