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Enquête PISA : Singapour détient le meilleur niveau scolaire du monde en 2016

La Tunisie et l’Algérie, seuls pays africains classés, arrivent en 65ème et 69ème position sur 72, la  RDC n’est même pas répertoriée

Singapour a le meilleur niveau scolaire du monde en 2016. Cette cité-Etat est suivie du Japon, de l’Estonie, de la Finlande et du Canada.

Pour parvenir à ce rapport, près de 540 000 élèves de 15 ans dans 72 pays et économies ont été soumis aux épreuves de sciences, de compréhension de l’écrit, de mathématiques et de résolution collaborative de problèmes de l’enquête PISA acronyme pour « Programme international pour le suivi des acquis des élèves » 2015, initié par l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE).

Près d’1 élève sur 10 dans les pays de l’OCDE, et 1 sur 4 à Singapour, obtient des résultats très élevés en sciences. Dans l’OCDE, plus d’un élève sur cinq n’atteignent pas le niveau de compétences de base dans cette matière :

seuls le Canada, l’Estonie, la Finlande, Hong Kong (Chine), le Japon, Macao (Chine), Singapour et le Vietnam comptent au moins neuf élèves de 15 ans sur dix qui maîtrisent les savoirs fondamentaux que chaque élève devrait posséder avant de quitter l’école.

Un défi pour l’objectif de développement durable n°4 à l’horizon 2030

Cette situation met en exergue le défi que représente, pour tous les pays y compris pour certains des plus riches de l’OCDE, la réalisation de l’objectif de développement durable n°4 à l’horizon 2030, à savoir « assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous ».

Le rapport indique les grandes orientations générales que partagent les pays performants : des attentes élevées pour tous les élèves, une grande attention accordée à la qualité de l’enseignement, l’affectation de ressources aux élèves et aux établissements en difficulté, et la volonté de mettre en œuvre des stratégies cohérentes à long terme.

Le Canada, le Danemark, l’Estonie, Hong-Kong (Chine) et Macao (Chine) atteignent à la fois des normes élevées d’excellence sur un plan général et les objectifs d’équité en ce qui concerne les résultats scolaires. Un certain nombre de pays ont progressé en termes d’équité, notamment les États-Unis.

Toutefois, en Australie, en Finlande, en Grèce, en Hongrie, en Nouvelle-Zélande, en République slovaque et en République tchèque, la part des élèves très performants a diminué tandis que celle des élèves peu performants a augmenté.

Moins d’écart entre les filles et les garçons en sciences

D’autres données essentielles ont été observées, comme l’écart entre les filles et les garçons en sciences, qui a tendance à être moins marqué que celui en compréhension de l’écrit et en mathématiques. Mais, en moyenne, dans 33 pays et économies, la part des élèves les plus performants en sciences est plus élevée chez les garçons que chez les filles. La Finlande est le seul pays dans lequel les filles sont plus susceptibles d’obtenir de meilleurs résultats que les garçons dans cette matière.

 Le Canada, le Danemark, l’Estonie champions de l’équité dans l’éducation

Concernant l’équité dans l’éducation, le Canada, le Danemark, l’Estonie, Hong-Kong (Chine) et Macao (Chine) atteignent des niveaux élevés de performance et d’équité en rapport aux  résultats scolaires. Les élèves défavorisés sont trois fois plus susceptibles que les élèves plus aisés d’être en difficulté à l’école ; quant aux élèves issus de l’immigration, ils sont plus de deux fois plus susceptibles que les élèves non issus de l’immigration d’avoir des résultats scolaires médiocres.

En moyenne, dans les pays qui comptent une part relativement importante d’élèves issus de l’immigration, le fait de fréquenter un établissement scolaire à forte concentration d’élèves issus de l’immigration n’est pas associé à de moins bons résultats scolaires, une fois pris en compte le statut socioéconomique des élèves qui fréquentent l’établissement.

La  compréhension de l’écrit et des mathématiques toujours insuffisante

A propos des performances des élèves en compréhension de l’écrit et en mathématiques, près de 20 % des élèves des pays de l’OCDE, en moyenne, n’atteignent pas le niveau de compétences de base en compréhension de l’écrit. Cette proportion est stable depuis 2009.

En moyenne dans les pays de l’OCDE, l’écart entre les filles et les garçons en compréhension de l’écrit, qui est favorable aux filles, a diminué de 12 points entre 2009 et 2015 : les résultats des garçons ont progressé, notamment chez les plus performants, tandis que les résultats des filles se sont dégradés, en particulier chez les moins performantes.

Les professeurs plus importants que les conditions matérielles

En rapport avec les performances des établissements d’enseignement, les résultats en sciences et les aspirations professionnelles dans le domaine des sciences sont davantage liés au temps consacré à l’apprentissage par les élèves et à la façon dont cette matière est enseignée qu’aux ressources matérielles et humaines des départements scientifiques et aux qualifications des enseignants dans cette matière.

Les élèves des établissements scolaires de grande taille obtiennent de meilleurs résultats en sciences et sont plus susceptibles que les élèves des établissements plus petits d’aspirer à exercer plus tard des professions dans le domaine des sciences.

Mais les élèves des établissements plus petits rendent compte d’un meilleur climat de discipline pendant les cours de sciences, et ils sont moins susceptibles que les élèves des établissements de grande taille de manquer des jours de classe et d’arriver en retard en cours, une fois pris en compte le statut socioéconomique des établissements et des élèves. La Tunisie et l’Algérie, seuls pays africains classés, arrivent en 65ème  et 69ème position sur 72.

Par Yves Mitondo

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