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Conséquences des 11 jours de blocage des réseaux sociaux : Les fournisseurs d’accès internet parlent d’un sérieux impact sur leurs recettes

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Entre-temps, aucune de ces entreprises n’avancent le chiffre pour éviter de probables menaces du gouvernement congolais!

Après 11 jours de blocage momentané de tous les échanges d’images, de vidéos et voix via réseaux sociaux, parmi lesquels Facebook, WhatsApp, Twitter et Instagram, la mesure prise par le gouvernement congolais, par le biais de son organe technique, ARPTC (Autorité régulation des postes et télécommunications du Congo), vient d’être levée depuis hier mercredi 28 décembre 2016. Tous ces réseaux sociaux ont repris et peuvent être exploités par les férus de ces moyens modernes de communication.

Une situation de blocage qui, bien que momentanée, a été très difficile pour les fournisseurs d’accès internet de plus en plus nombreux à Kinshasa et sur l’assemble du pays. Même pour les opérateurs GSM (Orange-Tigo, Vodacom, Airtel et Africell) qui fournissent aussi de l’internet dans leur gamme varie de services. Ainsi, ils parlent d’un sérieux impact sur leurs recettes, bien qu’aucune de ces entreprises ne veulent avancer le chiffre pour éviter des probables menaces du gouvernement congolais.

Il faut dire que ce n’est pas pour la première fois que le gouvernement congolais donne l’ordre de couper la fourniture en internet à travers le pays. Déjà en janvier 2015, les réseaux sociaux et les services de messagerie étaient aussi interrompus pendant plusieurs semaines sur toujours l’ordre du gouvernement suite à des émeutes hostiles à Joseph Kabila.

 Cette mesure a produit de nombreuses conséquences économiques néfastes  pour les fournisseurs d’accès internet et pour les  autres opérateurs économiques qui se servent de ces moyens de communications afin d’échanger avec leurs partenaires dans le cadre des affaires à travers le pays et à l’étranger.

C’est ainsi que plusieurs ONG (organisations non-gouvernementales) avaient demandé aux opérateurs de téléphonie mobile de boycotter la mesure du blocage de l’internet instruite par l’Etat congolais via son organe technique qui est l’Arptc.

La Coalition droits pour tous, une plateforme réunissant ces nombreuses ONG, avait adressé, à cet effet, un mémo à l’endroit des opérateurs de téléphonie mobile présents sur le marché congolais en comparant l’accès à l’internet aux droits humains vitaux, à l’instar de l’accès à l’eau potable qu’il ne faut pas priver à quiconque.

Pour ces organisations, « perturbation de l’accès à l’internet équivaut à interrompre de la fourniture de l’électricité ou de l’eau potable à la population civile, acte condamné en droit international humanitaire ». C’est ainsi qu’elles avaient appelé les opérateurs à ne pas participer à cette mesure considérée comme une « violation du droit d’accès à internet ».

Cette plateforme d’ONG avait même estimé que cette injonction était illégale, dont le seul objectif était de perturber les échanges d’information sur les protestations politiques liées à la fin du deuxième et dernier mandat de Joseph Kabila. Une demande des ONG qui était restée sans suite, surtout que les opérateurs craignaient le risque de voir les licences d’exploitation leur être retirées pour non respect des injonctions de l’Etat congolais.

Hausse de prix de l’internet

Il faut dire qu’en dehors du blocage momentané des réseaux sociaux pour de raison politique, qui intervient pour la deuxième fois au pays sur l’instruction du gouvernement, le secteur de télécommunications avait déjà connu de moments aussi difficiles quand les opérateurs de téléphonie mobile avaient décidé d’augmenter soudainement les prix de l’internet.

A cette époque, les opérateurs de télécom et le gouvernement congolais se renvoyaient la responsabilité de cette hausse des prix des abonnements à internet. Chose que la population avait du mal à supporter. Les spécialistes du secteur avaient même dit que les prix avaient été doublés, triplés, voire quadruplés.

Par Lucien Kazadi T.

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