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Un nouvel an à Kinshasa : pétards et feux d’artifices ont dissimulé la morosité

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La nuit de la Saint Sylvestre s’est avérée particulièrement morose dans les communes du district de la Lukunga, dans le Centre-ouest de la capitale. Ainsi, dans la commune de Kinshasa, les rues n’étaient pas décorées de guirlandes et autres babioles, comme il y a quelques années. Il n’y avait pas de rires et autres réjouissances. La musique se faisait plutôt discrète.

Les gens ne semblaient pas avoir le cœur ni les moyens financiers de fêter comme il se doit cette année venant  juste de  commencer. L’ambiance de morosité était la même à travers les autres municipalités de la Première ville de la RDC.

Les gens n’avaient visiblement pas préparé de fêtes, avec musique et festins à la clé. A la place, les gens ont vaqué à la leurs occupations comme lors d’un jour férié ou d’un dimanche quelconque.

Certains on plutôt sorti les pétards et autres feux d’artifice, au grand mécontentement  des personnes les plus raisonnables. Pourtant, dans un communiqué rendu public le lundi  26 décembre de l’année passée, le Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa, André Kimbuta Yango, a interdit l’utilisation et la vente des pétards sur toute l’étendue de sa juridiction.

Il a même instruit les bourgmestres des 24 communes de la capitale de veiller à l’application stricte de cette mesure. Le bourgmestre de la commune de Kalamu a même  instruit le mardi 27 décembre tous les commandants des commissariats et sous-commissariats de sa juridiction pour que cette disposition soit de stricte application. «L’enfant qui a utilisé le pétard ainsi que celui qui l’a financé seront tous interpellés», a-t-il prévenu.

Mais apparemment, l’autorité du Premier citoyen de la capitale et des bourgmestres ne s’étend pas sur les commerçants et autres utilisateurs de ces dispositifs explosifs de faible puissance. Outre le fait que pétards et feux d’artifices peuvent s’avérer dangereux pour leurs utilisateurs, le son qu’ils produisent ressemblent à s’y méprendre à celui produit par des armes à feu. D’où une possible confusion, qui peut s’avérer source de malentendu.

Par Yves Mitondo

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