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Une centaine de morts et de disparus, des centaines de maisons écroulées après la pluie diluvienne du 28 décembre dernier, Boma une ville sinistrée

Depuis  début  janvier de cette année, la ville portuaire de Boma, première capitale de la RD Congo, située à 120 Km de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central,  est  sous le choc.   La pluie torrentielle qui s’est abattue à travers la coquette ville, dans la nuit du 28 au 29 décembre, a fait de cette agglomération une ville sinistrée.

Le bilan officiel annoncé a fait état d’une cinquantaine de morts, tandis que la société civile en a comptabilisé  une centaine.  Dans tous les cas,  le bilan demeure provisoire, puisque  les recherches se poursuivent encore.

   Maisons, centres de santé, écoles et différents édifices ont été emportés par l’inondation consécutive à cette pluie sans compter d’autres dégâts matériels non moins importants.  Du coup, de nombreuses personnes se sont retrouvées  sans  abri.   Le cataclysme intervenu  la veille de la fête de la Saint Sylvestre, faut-il le souligner, a créé l’émoie au sein de la population locale.

Appel  à l’assistance des personnes de bonne volonté

Gagnée par un sursaut d’orgueil patriotique, cette dernière n’a pas manqué de s’illustrer par une sorte de générosité spontanée  manifestée pour témoigner sa sollicitude à l’égard des personnes sinistrées.   Le Gouverneur de  province,  Jacques Mbadu Nsitu, qui a annoncé la nouvelle,  a appelé à l’assistance des personnes de bonne volonté, personnes physiques  et morales, pour venir en aide aux  sinistrés.

  Les corps identifiés, 27 au total, ont été enterrés par le Gouverneur.  D’autres traineraient encore dans le décombre. Les autorités, les particuliers et des organisations  basées dans cette ville assistent les sinistrés.   A cet effet, des interventions de toute nature ont été enregistrées.

  En vue d’assurer une distribution équitable des biens récoltés  au profit des victimes, un comité de distribution présidé par l’Evêque du diocèse de Boma a été mis sur pied. Il est secondé par les membres d’autres  confessions religieuses.

Une semaine après le drame, la vie commence à reprendre lentement dans cette ville située au Bas fleuve.  Les services spécialisés assurent d’ores et déjà l’assainissement de la ville.  Beaucoup de défis restent cependant à relever.  Entres autres,  la relocalisation des sinistrés,  la réparation des infrastructures, et la redistribution des aides.

Des nuits entières à la belle étoile

Au moment où les inondations ont endeuillé la ville historique de Boma,  la capitale congolaise, Kinshasa en l’occurrence,  en a elle aussi fait les frais.  Les populations résidantes dans les communes de Mont Ngafula et Ngaliema, ont été elles aussi victimes  du même phénomène.

Elles ont déploré des pertes en vies humaine, d’écroulements des maisons et d’importants dégâts matériels.  Comme à Boma, plusieurs familles passent des nuits entières à la belle étoile.  A Kinshasa,  faut-il  le noter, le phénomène est récurrent.  C’est pratiquement chaque année que la capitale vit ce genre de catastrophe.  Et souvent, les victimes sont abandonnées à leur triste sort.

Signalons tout de même que le chef de l’Etat, Joseph Kabila, a fait parvenir le weekend dernier un important  lot de vivres  de première nécessité aux prisonniers  du camp  molayi  à Matadi en guise de cadeau  de fin d’année.

Le lot qui comprenait notamment des sacs de farine de manioc, du riz, de l’huile de table et de palme, du poulet et des poissons chinchards ainsi que des lits, des  divers produits pharmaceutiques et des postes téléviseurs  a été remis  aux bénéficiaires  par le vice Gouverneur  de province, Atou Matubuanga.

Par GO

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