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Situation économique et politique : Samy Badibanga devant plusieurs équations difficiles à résoudre

Le Premier ministre sortant, Matata Ponyo Mapon et son successeur Samy Badibanga aux côtés de nouveaux membres du gouvernement lors de la cérémonie de remise et reprise le 20/12/2016 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Outre qu’il faut laisser la place malgré lui au chef du gouvernement que le Rassemblement doit désigner, le Premier ministre issu de l’Accord de la cité de l’UA a du mal à arrêter la dépréciation du franc congolais!

Samy Badibanga a hérité de son prédécesseur, Augustin Matata Ponyo, d’une situation financière catastrophique. A telle enseigne que le nouveau chef du gouvernement ne sait pas faire face aux dépenses ponctuelles/ ou besoins temporaires au niveau de Primature ainsi que de son gouvernement.

Ainsi selon certaines sources, à peine arrivé, le nouveau Premier ministre, issu de l’Accord de la cité de l’UA (Union Africaine), a fait recours à la ligne de crédit pour tenir face aux  caisses vides laissées par Matata Ponyo. La situation est donc difficile à la Primature, mêmes pour certains ministres de son gouvernement, qui n’ont pas les moyens de faire face aux besoins immédiats.

Stabilité macroéconomique et caisses vides

Pour l’heure, de nombreux ministres de ce gouvernement, qui d’ailleurs risque de ne pas diriger longtemps le pays, procèdent juste aux visites d’inspections de leurs différents services. Ils ne savent pas s’attaquer aux problèmes de fonds du pays et de leurs ministères, surtout en cette période où il faut relancer la situation économique en RD Congo très précaire.

Aussi, Badibanga avait pris plusieurs engagements lors de son investiture, bien que les priorités demeurent le financement du processus électoral et la relance économique. Il a promis, à cet effet, de rétablir la paix dans la partie Est de la RD Congo, le ventre mou du pays.

« L’homme de la Troïka stratégique », qui passait pour « un fin technicien en matière de gestion de la chose publique », est parti de son poste de Premier ministre sans laisser quelque chose à la Primature, déplorent certaines sources. Il a toujours vanté la stabilité macroéconomique, qui au finish n’a rien donné au pays. Il est parti en laissant les caisses de l’Etat au rouge.

Des sources relèvent encore que, des ministres nouvellement installés n’ont toujours pas reçu leurs frais d’installations. Ce qui est aussi le cas pour les membres des cabinets de tous ces ministères.

Ainsi, Samy Badibanga fait face à plusieurs équations difficiles à résoudre. Les difficultés de ce transfuge de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) sont politique, et surtout économique.

Outre qu’il faut laisser la place, malgré lui, au chef du gouvernement que le Rassemblement est appelé à désigner dans les tout prochains jours, « le Premier ministre issu de l’Accord de la cité de l’UA » a du mal à arrêter la dépréciation du franc congolais! Pour l’heure, le dollar américain ne cesse de prendre l’ascenseur face à la monnaie nationale.

Dans des maisons de change le taux varie; un dollar américain est changé à 1300fc, soit un peu plus. C’est ainsi que, des experts relèvent qu’il est difficile pour l’actuel gouvernement, dont les caisses sont au rouge, arriver à stopper la dépréciation du franc congolais face aux devises étrangères.

Ligne de crédit

Par rapport à la ligne de crédit dont fait recours pour le moment le gouvernement Badibanga, il faut dire qu' »elle est un accord donné par une banque à un client qui en fait la demande, pour emprunter et tirer des fonds sur un compte bancaire à tout moment, jusqu’à un plafond et pendant une durée préalablement déterminée entre le banquier et son client dans un contrat ». Ainsi, une ligne de crédit peut permettre de couvrir des dépenses ponctuelles ou un besoin temporaire de trésorerie.

Les entreprises ont recours aux lignes de crédit pour couvrir des besoins de trésorerie. Les lignes de crédit d’exploitation sont des crédits à court terme, très généralement d’une durée de quelques mois, qui permettent aux entreprises de financer des actifs nécessaires pour l’exploitation de leur activité tels que du stock ou des travaux en cours.

Par Lucien Kazadi T.

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