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Pour lutter contre les inondations et érosions : La modernisation de la ville de Kinshasa s’impose

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La ville-province de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC) et miroir du pays, nécessite d’être modernisée. Cette agglomération est actuellement confrontée à plusieurs problèmes, à savoir des inondations, érosions, constructions anarchiques, curage des caniveaux, etc… La dernière pluie qui s’est abattue l’avant-midi du mardi 7 février dernier a occasionné d’énormes dégâts matériels et humains dans différentes communes de la capitale.

Au regard de cette réalité, les autorités compétentes sont appelées à prendre leur responsabilité afin de redonner à Kinshasa, siège des institutions, un visage plus radieux. Il s’agit de pouvoir initier des travaux de grandes envergures dans l’objectif d’apporter une réponse adéquate.

Aussi longtemps qu’aucune solution ne sera trouvée, certaines parties de la ville risquent de disparaître dans les années à venir. C’est aussi l’occasion pour l’Etat congolais de remettre en question les différents travaux initiés à travers la capitale parce que même les artères aménagées ont été inondées.

Des constructions anarchiques pointées du doigt

« Mieux vaut prévenir que guérir », dit-on. Cet adage a, pourtant perdu tout son sens en RDC étant donné que les autorités congolaises préfèrent guérir que prévenir. Ces dernières n’agissent que lorsque le mal est déjà fait.

Actuellement, ce sont également les constructions anarchiques qui sont décriées par des personnalités qui ont sillonné la ville pour constater les préjudices causés. Cependant, l’on se demande pourquoi est-ce que l’autorité urbaine reste muette face à ces constructions anarchiques ?

La force ne revient-elle pas à la loi ? Si nul n’est au-dessus de la loi, alors que fait l’Hôtel de ville de Kinshasa lorsque des inciviques se permettent de construire anarchiquement. Autant de questions méritent d’être posées du moment où les autorités de la ville ne mènent aucune action susceptible de punir les anarchistes.

Il convient de souligner que plusieurs constructions dans la capitale défient les normes de l’urbanisme. Malgré notamment l’appel lancé par les Kinois aux autorités compétentes pour mettre fin à cette pratique, la situation demeure la même sur le terrain.

Conséquence, des personnes sans foi ni loi n’hésitent pas à multiplier des actions anarchiques en construisant même sur la chaussée sans pour autant être traquées. Comme qui dirait, c’est l’Etat congolais, lui-même, qui cautionne ces actes dont les effets sont ressentis par beaucoup de personnes.

Pour certains observateurs, ces constructions anarchiques se font avec la complicité des chefs des quartiers. Le silence de ces derniers est coupable au regard de ce désordre qui a élu domicile dans plusieurs circonscriptions. A l’exemple du quartier Ndanu qui, après avoir démoli des maisons érigées anarchiquement sur la digue, a vu cet espace être loti de nouveau.

Pourtant, cette situation est à la base des inondations à répétition dans ledit quartier où la population ne cesse de tirer la sonnette d’alarme face à ce danger permanent qui la guette. La même réalité est à déplorer notamment dans beaucoup d’autres quartiers.

Par ailleurs, le curage des caniveaux pose aussi problème dans toutes les 24 communes de la capitale. Et pourtant, les efforts de l’autorité urbaine sont plus focalisés vers la commune de la Gombe. Il est temps qu’une politique efficace soit mise sur pied pour avoir un plan d’urbanisation en remplacement à celui qui date d’il y a 50 ans, car la ville a subi beaucoup de modifications dues entre autres aux perturbations climatiques et à la croissance démographique.

Par Tantia SAKATA

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