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Freddy Kita : « le peuple conditionne l’arrivée de Tshisekedi à la mise en application de l’Accord du 31 décembre 2016 »

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Freddy Kita, coordonnateur du Comité de suivi de l’Initiative panafricaine pour la défense de la démocratie (Ipdd), structure regroupant 22 pays africains, Grand chevalier de la paix, membre du Conseil des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, par ailleurs  signataire de l’accord dit de Genval, avoue que « le Rassemblement est entrain de subir une forte pression populaire pour que la dépouille de Tshisekedi n’arrive à Kinshasa qu’après la mise en application de l’accord du 31 décembre 2016 dans son entier ». Kita rassure que « personne ne tient à ce que le corps d’Etienne Tshisekedi traîne en Europe. Nous souhaitons tous le voir parmi nous pour qu’on puisse l’honorer comme il se doit ».

Quant à une quelconque prise en charge du pouvoir, ce Grand chevalier de la paix réplique qu’Etienne Tshisekedi a servi ce pays, il a été premier ministre, vice-président de l’Assemblée nationale. Il est le père de la démocratie. En dehors des honneurs lui accordés par le monde occidental, les Congolais de tout bord doivent également lui rendre des hommages dignes d’une grande icône de la démocratie. Ainsi, « tout le monde peut s’impliquer pour que les obsèques de Tshisekedi soient dignes », estime-t-il.

De l’érection d’un mausolée

Dans sa casquette de membre du Conseil des sages du Rassemblement, l’orateur précise que « ce n’est pas nous qui exigeons tous ces préalables. C’est la pression populaire ». Pour lui, la population ne veut pas voir un autre gouvernement que celui du Rassemblement accueillir le corps du patriarche Tshisekedi.

Il souhaite qu’un consensus soit trouvé pour que les choses s’arrangent de manière à ce que la famille biologique de l’illustre disparu et toute la classe politique puissent se mettre ensemble afin d’honorer ce Grand Esprit. Surtout que Tshisekedi était devenu un « patrimoine national ».

CENCO : reprise des travaux avant les obsèques ?

Le SG de la Démocratie Chrétienne (DC) souligne que la première position du Rassemblement aussitôt qu’il avait appris la triste nouvelle de la disparition de son président du Comité des sages, c’était de suspendre les travaux des arrangements particuliers au Centre interdiocésain.

Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion tenue au niveau du Conseil des sages. Mais il s’avère que la population, après avoir appris la nouvelle, « nous a menacés de poursuivre les travaux ». Et comme le « Vieux » disait lui-même « Le peuple d’abord », le Rassemblement ne peut que suivre la volonté populaire.

De la succession de Tshisekedi au CNSA

En ce qui concerne la succession d’Etienne Tshisekedi au Conseil national du suivi de l’accord de la Saint Sylvestre, Kita pense que ce problème ne peut pas se poser pour l’instant, car tout le monde est encore concentré au deuil. Le Rassemblement est composé de 9 organisations et 10 sages. Parmi ces sages, le doyen Mwando Nsimba, décédé en décembre dernier, puis Tshisekedi qui vient de partir. « Au moment opportun, on verra qui peut occuper ce poste.

Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas ». Kita déplore que quelques figures de la MP convoitent déjà ce fauteuil qui revient de plein droit au Rassemblement. « Il ne faut pas chercher à allumer le feu », dit-il, avant de prôner l’unité et l’amour en République démocratique du Congo pour le bien-être de la population.

Diomi réclamé par la base pour s’incliner devant la dépouille

Des voix s’élèvent de plus en plus à Kinshasa pour demander aux autorités congolaises de permettre à Eugène Diomi Ndongala, en prison pour ses opinions politiques, de s’incliner devant la dépouille de son « Maître ». Réagissant à cette question, le coordonnateur de l’Ipdd rappelle que la Cour Pénale Internationale (CPI) avait autorisé Jean-Pierre Bemba d’aller pleurer son père en Belgique.

Il ne trouve donc aucun mal que les dirigeants congolais fassent de même pour Eugène Diomi Ndongala. Car « Etienne Tshisekedi est le père politique d’Eugène Diomi Ndongala ». Surtout que, ajoute-t-il, le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies a, depuis le 4 novembre 2016, rendu son verdict sur l’affaire Diomi, en condamnant l’Etat congolais.

Cette structure a décidé de la libération immédiate du président de la D.C et son indemnisation pour tous les préjudices subis. Malheureusement, regrette-t-il, la RDC n’a jamais respecté cette décision.

Par LM

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