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25ème anniversaire des Martyrs du 16 février 1992 : Le collectif du 16 février déplore l’état actuel de la démocratie en RDC

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Le collectif du 16 février va commémorer, le jeudi 16 février 2017, le 25ème anniversaire de la marche de l’espoir. Au cours de cette cérémonie, la dite organisation tient à tenir une conférence débat centrée autour du thème :

«  La marche de l’espoir, 25 ans après, quelle perspective pour la RDC ». Le but de cette journée est de rappeler, chaque année, au peuple congolais que le combat de la démocratie continue.

« En effet, chaque année le collectif du 16 février a le devoir de commémorer cette date et de renouveler notre engagement de poursuivre ce combat pour la démocratie afin de faire de la RDC une terre bénie pour tous les Congolais », a affirmé Albert Mutombo, membre du collectif du 16 février.

Cette organisation constate avec regret que 25 ans après la marche de l’espoir, la démocratie en RDC ne cesse de perdre sa valeur. Selon elle, la RDC connait, actuellement, une absence totale de démocratie.

Elle signale qu’en lieu et place des leaders démocratiques congolais, se développe une classe de dirigeants politiques préoccupés uniquement par l’accession au pouvoir qui est devenu une sorte de mangeoire. La RDC patauge encore dans une démocratie représentative qui ne reconnaît au peuple qu’un seul rôle : celui de déposer un bulletin de vote dans l’urne.

Une fois élus, les soi-disant représentants du peuple oublient ce dernier et ne pensent plus qu’à leurs émoluments. « Le peuple est réduit au rôle de marche pied ou de chair à canon dont les cadavres constituent les lettres de créance que l’on présente aux maitres du monde pour accéder au pouvoir », poursuit la plate forme dans son message adressé au peuple congolais.  Et de poursuivre : « 25 ans après, nous crions haut et fort que notre sang n’a pas coulé pour rien !

Aussi, nous lançons un appel pressant à vous tous qui vivez encore sur la terre de nos ancêtres : levez-vous et engagez vous dans l’édification d’une nation vraiment démocratique, d’une démocratie participative ».

Le collectif du 16 février invite les Congolais à former une nouvelle classe de leaders préoccupés par l’intérêt supérieur de la nation.

Il lance un appel pressant aux concernés à mettre en place une démocratie non seulement politique, mais aussi économique qui remettrait l’argent à sa vraie place, celle d’être au service de tout le peuple et non pas seulement d’une minorité au pouvoir.

Petit rappel du 16 février

On se souvient et on se souviendra toujours de ce jour-là, 16 février 1992. Ce jour-là en effet, sous la houlette du Comité Laïc de Coordination, des chrétiens et autres hommes, femmes et jeunes de bonne volonté manifestent pacifiquement sur les principales artères de Kinshasa, capitale de l’ex-Zaïre, et de grandes villes du pays contre la suspension sans raison valable, par le gouvernement en place, des travaux de la Conférence Nationale Souveraine (CNS).

Ce  jour-là fut qualifié de dimanche de défi, car, bravant l’interdiction, des dizaines de milliers de Zaïrois, chrétiens de toutes confessions, sont descendus dans les rues de principales villes et grands centres du pays, en vue d’exiger la reprise, sans condition, des travaux de la Conférence Nationale Souveraine.

Ce jour là fut, également, un dimanche de l’horreur. A l’issue d’une ouverture de feu sur la foule, les forces de l’ordre ont stoppé net la progression de colonnes de manifestants, issues de tous les coins de la capitale.

Ce carnage a suscité de partout de nombreuses réactions dont  celle de Mgr Laurent Monsengwo Pasinya (alors Président du bureau de la CNS) qui a condamné « la violence gratuite exercée sur des paisibles citoyens » en ajoutant que « les nombreux morts et blessés de ce dimanche constituaient des preuves irréfutables du prix qu’attache le peuple zaïrois à la reprise des travaux de la conférence Nationale Souveraine ».

Par Carroll Madiya

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