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Cacophonie dans l’équipe S. Badibanga!

Le Premier ministre Samy Badibanga et les membres de son gouvernement lors de l’investiture du gouvernement à l’Assemblée nationale le 22/12/2016 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Alors que le ministre du Budget Pierre Kangudia annonçait hier l’incapacité du Gouvernement de mobiliser les 1,8 milliards de dollars us nécessaires pour les élections, Lambert Mende, porte-parole attitré, rétorquait que ces déclarations ne constituent pas une décision gouvernementale!

Le Gouvernement Samy Badibanga serait-il un bateau sans maître ? Nombreux sont les observateurs qui seraient tentés de répondre par l’affirmative, après la cacophonie à laquelle s’est livré hier mercredi l’exécutif national actuel au sujet de la mobilisation des fonds nécessaires à l’organisation des élections en 2017.

Alors que le ministre d’Etat en charge du Budget Pierre Kangudia croyait se mettre en vedette en affirmant, devant plusieurs caméras, que le Gouvernement Samy Badibanga est dans l’incapacité de mobiliser les 1,8 milliards de dollars us dont la CENI a besoin pour l’organisation des scrutins prévus cette année,  il a été vite contredit par Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et des medias, et porte-parole attitré du Gouvernement !

En effet, réagissant à la déclaration de son collègue du Budget sur le financement des élections en 2017, le ministre Lambert Mende Omalanga a vite fait de recadrer les choses. Selon lui, le Conseil des ministres n’a pas encore statué sur l’impossibilité de l’Exécutif national de mobiliser les finances pour les élections.

A en croire Mende Lambert, les propos tenus par le ministre d’Etat en charge du Budget faisant état de l’impossibilité du gouvernement Badibanga de mobiliser les 1.8 milliards de dollars américains pour l’organisation des élections en 2017 ne constituent pas une décision du gouvernement.

Ce qui donne lieu à une cacophonie qui en dit long sur le disfonctionnement qui régnerait au sein de l’équipe dirigée par Samy Badibanga dont certains membres sont encore au stade du dur apprentissage, alors que d’autres émergent du lot.

«Nous n’avons pas encore reçu ce rapport-là au niveau du gouvernement. Il m’est difficile de confirmer ou d’affirmer ces propos. Ca n’a pas encore été présenté au gouvernement, même pas encore discuté en Conseil des ministres…

Peut-être que c’était une façon pour lui de fouetter ses services pour qu’il puisse faire rentrer les fonds publics. Ce n’est pas du tout une option du gouvernement», a déclaré Lambert Mende dans une interview exclusive accordé hier mercredi 15 février  dans la soirée à un journaliste d’ACTUALITE.CD.

Le député Delly Sessanga indigné

Pour le député National de l’Opposition  Delly Sessanga Hipoung, si le gouvernement est incapable d’organiser les élections, il devrait démissionner. «Je trouve les propos suffisamment graves parce qu’ils devraient amener le gouvernement à démissionner. La mission principale pour laquelle ce gouvernement a été mis en place c’est d’amener à l’organisation des élections. S’il se sent incapable de le faire, il devrait démissionner.

En plus, ça nous paraît un peu prématuré de tirer un tel bilan dès lors que les prévisions de la CENI n’ont jamais été contre expertisées. Nous avons toujours remis en cause le budget exorbitant de la Ceni de 1.8 milliards pour tenir les élections. Nous continuons à penser qu’il est possible de faire avec moins et qu’il faut pouvoir ordonner le cycle des élections.

C’est pourquoi l’Accord du 31 décembre a prévu non seulement l’audit, mais aussi une sorte de concertation entre le Conseil national de suivi de l’Accord, le Gouvernement et la Ceni afin de pouvoir définir les modalités exactes de la tenue des élections. On ne peut pas ériger l’obstacle financier à la non tenue des élections d’autant plus que ces dépenses sont liées à l’ensemble du cycle et sont à réaliser étape par étape», a–t-il soutenu.

Pour lui, le gouvernement qui doit organiser les élections doit être celui qui est issu de l’Accord du 31 décembre. A en croire Delly Sesanga, la mise en œuvre de l’Accord du Centre interdiocésain attendue par tout le monde doit être faite avec une urgence absolue pour que les objectifs fixés soient atteints.

Par GKM

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