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Alors que le secteur minier est capable de relancer la croissance en RDC : La suspension de la loi «Dodd-Frank 1502» présente des risques graves sur l’économie congolaise

secteur minier en rdc

Pour des institutions internationales, l’Etat congolais peut se servir du secteur minier, qui risque actuellement d’être envahi par des groupes armés, pour mettre fin à la crise financière et économique qui sévit au pays!

La proposition en cours d’examen par l’administration du tout nouveau Président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump, de suspendre la loi «Dodd-Frank 1502», qui oblige les sociétés notamment du pays de l’Oncle Sam de révéler l’origine de leurs sources d’approvisionnement «en or et autres minerais issus de zones de conflit des pays d’Afrique», risque d’avoir des conséquences sur l’économie de la RD Congo.

L’éventuelle suspension de cette loi peut en effet provoquer la résurgence de certains groupes armés devenus inactifs après avoir été coupés de leurs moyens de financement.

C’est pourquoi les organisations internationales comme Human Rights Watch et Amnesty international, soutiennent qu’outre les conséquences graves sur l’économie congolaise, la suspension de la loi «Dodd-Frank 1502» va saper les efforts positifs déployés jusque-là pour éliminer les minéraux de sang issus des zones de conflit. Aussi, le commerce de ces minéraux enrichirait les groupes armés aux pratiques abusives en RD Congo et dans certains pays voisins.

La RD Congo, on le sait, traverse une période assez particulière sur le plan politique avec le rendez-vous électoral manqué de 2016. Les groupes armés risquent donc de profiter de cette situation de crise politique pour relancer leurs activités et mettre, une fois de plus, le Congo en difficulté.

Cela au moment où la crise économique et financière est confirmée au pays par les experts de la Banque mondiale à travers le «rapport de suivi de la situation économique et financière de la RD Congo» publié en début février 2017 à Kinshasa.

Le rapport s’intitule «le Choc exogène, stabilité macroéconomique et développement: options de politique économique». Il confirme la crise économique et financière dans laquelle la RD Congo est jusque-là plongée.

Le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la RD Congo, Amadou Moustapha N’diaye, a même relevé que la crise actuellement dans le pays constitue une opportunité de mettre l’accent sur des politiques pertinentes susceptibles de renforcer la résilience de l’économie.

La suspension de la loi «Dodd-Franck 1502» permettra donc aux groupés armés de se relancer au pays et de faire mal à une économie congolaise déjà très précaire. Sans oublier que le secteur minier est constitué de nombreux opérateurs véreux qui ne paient pas les taxes de l’Etat.

Un séminaire sur «l’écoulement des recettes de l’Etat», organisé à Kinshasa à l’époque du Vice-premier ministre et ministre du Budget Daniel Mukoko Samba, avait démontré le véritable manque à gagner que l’Etat congolais réalise dans le secteur des mines.

Pourtant, pour des institutions de Breton Wood comme la Banque mondiale, l’Etat congolais peut se servir du secteur minier, seul capable pour le moment de permettre une grande mobilisation des recettes, pour relancer la croissance en RD Congo.

Concernant ainsi cette loi «Dodd-Franck 1502», des voix s’élèvent pour soutenir que «l’administration Trump ne devrait pas supprimer la règle soutenue et suivie par des entreprises de premier plan». Cette loi aide à prévenir l’enrichissement par le biais des ressources minérales des chefs de guerre aux pratiques abusives en RD Congo.

Elle a donc servi de modèle à d’autres règles similaires dans plusieurs pays et empêche le consommateur américain de financer à son insu d’atroces violations des droits humains.

Dans un de ses rapports de 2005 intitulé «Le fléau de l’or», Human Rights Watch a documenté la manière dont les groupes armés locaux, se disputant le contrôle des mines d’or et des routes commerciales en RD Congo, ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en utilisant les bénéfices tirés de l’or pour financer leurs activités et acheter des armes.

Par L. Kazadi T.

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