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Primature : le G7 pour Félix Tshisekedi

G7

La plateforme de soutien à Moïse Katumbi demande à l’UDPS de céder
la présidence du Rassemblement à une autre plateforme politique

Les lignes bougent sensiblement dans le microcosme politique congolais depuis la mort, le 1er février dernier, d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, que ce soit du côté de la Majorité présidentielle que de l’Opposition.  Hier jeudi 16 février, le G7 a organisé une matinée politique à Kinshasa, à l’occasion du 25ème anniversaire du massacre des Chrétiens qui ne réclamaient que la réouverture de la Conférence nationale souveraine.

Profitant de cette opportunité, la plateforme de soutien à la candidature de Moïse Katumbi Chapwe à la prochaine présidentielle a renouvelé sa position quant à la primature « qui doit revenir à l’UDPS », compte tenu de son poids politique, a déclaré Pierre Lumbi, président en exercice de cette famille politique.

Néanmoins, a-t-il poursuivi, pour ce qui est de la présidence du Rassemblement, « au regard des principes d’équilibre, de cohésion et d’unité, le G7 considère que ladite présidence doit revenir à une autre composante politique.

Transmettre à Joseph Kabila le nom du 1er ministre laissé par Etienne Tshisekedi

Dans sa déclaration lue par Olivier Kamitatu, le G7 exhorte les évêques à transmettre à Joseph Kabila le choix du premier ministre présenté par Etienne Tshisekedi afin de sortir le pays de l’impasse politique. Cette famille politique souscrit à la mise en œuvre, dans les meilleurs délais, de l’accord global et inclusif du 31 décembre 2016, tout en exprimant sa profonde gratitude au travail de médiation abattu par la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO).

Mettre un terme au harcèlement des opposants

En ce qui concerne la situation des droits et libertés, le G7 appelle le pouvoir à mettre un terme au harcèlement des opposants, à garantir les droits et libertés fondamentaux de tous les Congolais et à mettre en œuvre les dispositions de l’accord du 31 décembre 2016 qui préconisent la libération de tous les détenus politiques et d’opinion, le retour de tous les exilés politiques, particulièrement Moïse Katumbi Chapwe, son candidat à la présidence de la République.

Le pouvoir est ainsi tenu pour responsable de toutes les manœuvres visant à ne pas souscrire aux engagements signés sous la médiation de la CENCO.

De la crise politique et institutionnelle

Quant à la crise politique et institutionnelle qui frappe la République démocratique du Congo, le G7 rappelle que l’accord signé le 31 décembre dernier constitue aujourd’hui la seule source de légitimité des acteurs appelés à organiser la gestion de la transition en vue de la tenue des élections au plus tard le 31 décembre 2017.

Aussi, il invite tous les acteurs politiques à ne pas remettre en cause les dispositions de l’accord aux fins de continuer à échapper indéfiniment à la sanction du souverain primaire à qui revient le droit de choisir librement ses dirigeants.

Il y a 25 ans, plus de 250 personnes mouraient pour la liberté

16 février 1992 – 16 février 2017, 25 ans jour pour jour depuis que les chrétiens congolais avaient organisé une marche au cours de laquelle plus de 250 personnes avaient payé de leur vie leur engagement en faveur de la liberté, de la démocratie et de l’émergence d’un Congo nouveau.

Rendant hommage à ces martyrs de la dictature, le G7 constate, 25 ans après, que les Congolais continuent de faire face à une dictature qui ne dit pas son nom. « Autant les forces vives de la nation s’étaient mobilisées comme un seul homme en 1992 pour la réouverture des travaux de la CNS, autant aujourd’hui les Congolais doivent se mobiliser pour exiger l’application intégrale et sans délai de la Saint Sylvestre », déclare Olivier Kamitatu Etsu.

Le G7 solidaire de Kyungu

Pour ce qui est des persécutions politiques dont est victime Gabriel Kyungu Wa Ku Mwanza, le G7 dit s’indigner et condamne les velléités récurrentes d’instauration, dans toutes les provinces du pays, d’un climat de terreur et d’intimidations « digne des régimes dictatoriaux finissant ».

Il dénonce en même temps « l’instrumentalisation de la justice et des forces de sécurité par le pouvoir en place qui tente de museler les leaders politiques de l’Opposition acquis à l’alternance ». La plateforme demande aux autorités de renoncer à convoquer Kyungu à se présenter ce lundi 20 février 2017 au parquet général de Lubumbashi, au mépris des engagements pris par l’accord de la Saint Sylvestre.

Par LM

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