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Matadi : La morgue de l’hôpital provincial de référence de Kinkanda connait de sérieuses difficultés de fonctionnement

Matadi

La faute à l’excès de corps entreposés

L’unique morgue de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, n’arriver plus à accueillir tous les corps des personnes décédées.

Aussi, de nombreux corps qui y sont gardées, dont certains totalisent aujourd’hui plusieurs mois, se trouvent présentement dans un état de décomposition très avancée.

Ils dégageant des odeurs fétides, qui font contracter diverses maladies, non seulement au personnel y commis, mais aussi à certains membres des familles éplorées qui vont y introduire les dépouilles mortelles de leurs êtres chers et à ceux des Matadiens dont les habitations environnent cette unité frigorifique. Construite il y a des dizaines d’années, pour une capacité maximum d’accueil de 38 corps, cette morgue  compte à ce jour plus de 160 cadavres.

Construite pour accueillir  un maximum de 38 corps

Face à cette situation frisant le scandale, les responsables ayant la gestion de cette morgue faisant partie de l’Hôpital Provincial de Référence de Kinkanda ont saisi Jean-Marc Nzeyidio Lukombo, maire de la ville de Matadi. Le numéro un de la ville s’est vu contraint à lancer un vibrant appel à toutes les familles éprouvées ayant encore des corps dans cette morgue d’aller les récupérer au plus vite pour inhumation. Ce n’est que de cette manière qu’il pense désengorger cette structure  saturée, qui réclame à la fois un agrandissement et un doublon.

Pour des analystes de tous bords, ce nombre de cadavres jamais atteint par cette morgue depuis sa création s’avère consécutif notamment à la précarité de la situation économique que traversent ces derniers temps bon nombre de services et d’entreprises de cette contrée Sud-ouest de la République Démocratique du Congo qui, contre toute attente, ne parviennent plus à payer régulièrement les salaires de leurs agents et travailleurs croupissant dans une misère ne disant pas son nom.

Pour l’heure, il y a de ces agents et travailleurs de grandes unités de production de la province du Kongo Central, en général, et de la ville portuaire de Matadi, qui totalisent trois, quatre, cinq voire six mois d’arriérés impayés et qui  ont du mal à réunir les moyens nécessaires pouvant leur permettre d’organiser des obsèques dignes pour leurs proches.

Des décisions à prendre

Au nombre de ces cadavres abandonnés à la morgue de l’Hôpital Provincial de Référence de Kinkanda s’ajoute ceux des indigents dont certains totalisent déjà près d’une année sans pour autant qu’ils ne soient réclamés par leurs familles respectives qui laissent toutes les charges ayant trait à leurs funérailles sur le dos de la mairie de Matadi.

Tout compte fait, devant ce fléau qui continue à prendre des proportions très inquiétantes dans cette ville de plus de 500.000 habitants, il est souhaitable que la mairie de Matadi prenne urgemment les dispositions qui s’imposent.

Parmi lesquelles la promulgation au plus vite d’un arrêté portant réglementation de la durée de conservation des corps dans la morgue dudit hôpital. Ce qui, pour de nombreux observateurs, éviterait tant soit peu des situations déplorables du genre de celle qui sévit actuellement à la morgue de l’Hôpital Provincial de Référence de Kinkanda à Matadi.

C’est aussi le souhait le plus ardent de toute la population de la ville de Matadi en attendant l’érection d’une deuxième morgue dans un endroit qui reste encore à déterminer. Etant donné que celle qui était prévue en face de l’Hôpital Général de Référence de Mvuzi (ex. Bobila Dawa) dans la commune qui porte le même nom et dont les travaux ont été interrompus depuis plusieurs années continuent à poser des problèmes puisque bâtie très proche des habitations.

Par Dieudonné Muaka Dimbi

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