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Contraste autour d’un pays potentiellement riche face à une population pauvre : La FEC s’emploie à réunir le gouvernement, les opérateurs économiques et les bailleurs des fonds

La FEC

Ces assises doivent permettre de débattre sérieusement de la situation économique de plus en plus précaire qui prévaut au pays!

La situation économique que traverse la RDC ne cesse de se détériorer au point qu’elle prend pour le moment, une allure inquiétante, qui ne peut laisser les opérateurs économiques indifférents aussi bien à travers le pays qu’au sein de la FEC (Fédération des entreprises du Congo).

Ainsi donc, le patronat congolais à travers son président, Albert Yuma, appelle à une rencontre entre le gouvernement et les opérateurs économiques du pays ainsi que les bailleurs des fonds. Ces assises sont prévues, selon la FEC, du 24 au 25 mars 2017 à Kinshasa pour discuter sur la situation économique de plus en plus préoccupante du pays.

Selon Albert Yuma, il faut trouver des solutions idoines au contraste érigé dans un pays potentiellement riche mais aux populations très pauvres. L’exemple a été donné de la Gécamines (Générale des carrières des mines), qui jadis Fleuron de l’économie congolaise, opère aujourd’hui dans le cadre de joint-venture avec plusieurs entreprises minières internationales et ne semble toujours pas donner des résultats escomptés.

Si la même Gécamines pouvait soutenir l’économie de tout un pays dans les années 70 et 80, pour ne pas parler que de la seule ex province du Katanga (Shaba à l’époque), on ne comprend pas que pour le moment la libération du secteur minier, avec la présence de plusieurs minings, n’apporte rien aux Congolaises et Congolais, pour ne parler que des populations du grand Katanga qui croupissent dans la misère, alors qu’elles disposent de la province la plus riche au regard de son sous-sol.

La RD Congo est toujours classée parmi les tout derniers pays au monde dans les rapports établis par les organisations internationales comme le Pnud (Programme des Nations-Unies pour le développement) et autres en terme d’indice de développement et de pauvreté. Sans compter la corruption qui bat le record dans ce pays, selon toujours les mêmes organisations internationales.

Pour le président de la FEC, le pays ne dispose pas de la classe moyenne sensée relayer les richesses d’un pays vers la couche sociale la plus basse du pays. Elle est donc présentée comme un pilier majeur de la société, par son rôle soit de moteur de changement social, soit de stabilisateur de la société et de son système politique.

Sur le plan économique, une classe moyenne en santé n’est possible que lorsque les gains de la croissance économique profitent à l’ensemble de la société, ce qui permet d’alimenter la croissance et de former ainsi un cercle vertueux, soutiennent les experts.

Par Lucien Kazadi T.

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