..."/>

Mamane sort son premier film « Bienvenue au Gondwana  » : Au casting notamment Gohou et Digbeu Cravate

Gohou et Digbeu Cravate

Le 12 avril prochain sort en salle le premier film de l’humoriste nigérien Mamane, intitulé comme il se doit  » Bienvenue au Gondwana « . Dans ce long-métrage, une délégation d’Européens de l’ONU,  avec en son sein le député Delaville (Antoine Duléry)  se retrouve en République très très démocratique du Gondwana. Elle est censée y valider des élections présidentielles controversées, car Son Excellence Président-Fondateur veut s’y présenter pour la troisième fois, en dépit de la Constitution qui le lui interdit.

Pour l’aider dans sa tâche, le dictateur peut compter sur ses deux hommes de main, Digbeu (Digbeu Cravate)  et Gohou (Michel Gohou).  Si Delaville est surtout préoccupé par son souci de vendre des asperges de blanches de Saint Albouy, Julien Franchon  (Antoine Gouy), jeune français idéaliste , veut que les choses changent.

Tiré d’une pièce de théâtre

Au départ,  » Bienvenue au Gondwana  » est tirée d’une pièce de théâtre écrite par Mamane, sortie en février 2013 à Abidjan. Le film a été tourné sur plusieurs sites en Côte d’Ivoire et en France, à savoir un mois à Abidjan et trois semaines à Yamoussoukro, puis une semaine en France, avec un budget de 4 millions d’euros. L’opus a bénéficié de l’appui de l’État ivoirien  en particulier du ministère de la Culture et de la Francophonie de la Côte d’Ivoire à hauteur de 15% de son budget.

Mamane, de son vrai nom Mohamed Moustafa Moctari, est à la base humoriste. Originaire du Niger, l’artiste souhaitait adapter au cinéma sa chronique quotidienne sur l’actualité africaine qu’il tenait sur Radio France Internationale. Au départ, Mamane voulait centrer sa comédie sur Gohou et Digbeu cravate. Mais le film étant également destiné au public français, il était capital d’intégrer un héros auquel il puisse s’identifier. Le cinéaste a donc créé le personnage de Julien Franchon.

L’univers de Mamane

Mamane a une expérience certaine dans le cinéma. Ainsi, il a écrit les cinq courts-métrages de la campagne de prévention du sida du ministère français de la Santé,  » Moussa à Paris « , visibles sur TV5 et les chaînes de télévision africaines.  Homme de télévision, il intègre  en 2006 le Jamel Comedy Club. Il a aussi participé à l’émission de Laurent Ruquier  »  On a tout essayé  » sur France 2.

A la radio, le nigérien  » On va s’gêner  » sur Europe 1. Il a travaillé pour la radio Africa no 1, sur laquelle il présentait Le Journal de Mamane chaque matin, une revue satirique de l’actualité. Il est aujourd’hui chroniqueur sur RFI, où il présente une chronique quotidienne.

Par Yves Mitondo

*

*

Monter

Login

Lost your password?