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21 ans après l’avènement de l’AFDL : Les Congolais attendent toujours une vraie libération

Arrivée de Laurent Désiré Kabila à l’aéroport international de N’Djili (Kinshasa)

Après la prise du pouvoir par l’AFDL à Kinshasa en renversant le régime Mobutu, l’espoir suscité par ces soi-disant libérateurs venus de l’Est du pays en promettant d’instaurer un Congo véritablement démocratique n’aura été qu’une illusion! Car, 21 ans après le renversement du régime Mobutu, les Congolais croupissent toujours dans la dictature et la misère noire.

Une illusion qu’on a pu lire sur les visages de nombreux habitants de la ville de Kinshasa, le jeudi 17 mai 2018, à l’occasion de la triste commémoration des 21 ans de prise du pouvoir de la fameuse  » Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo « , AFDL en sigle. 21 ans après les espoirs suscités par ce changement de régime, les tombeurs de Mobutu n’ont pas réussi à tenir les promesses faites à la population.

Car, en lieu et place de la paix, la sécurité, la démocratie et un pays prospère, le Congo est devenu le théâtre d’une insécurité chronique caractérisée par la présence de nombreux groupes armés à l’Est du pays. Une situation qui a même obligé la communauté internationale à placer pratiquement le pays sous la tutelle de l’ONU et à prolonger plusieurs fois le mandat de la Mission onusienne en RDC.

La désillusion est également totale et criante en matière de démocratisation du pays, d’éducation, d’accès aux soins de santé, d’assainissement de l’environnement, d’amélioration des infrastructures de base et de conditions de vie. En témoignent, l’ampleur de la pauvreté au sein de la population et le délabrement très avancé des routes à Kinshasa comme dans l’arrière-pays, alors que le pays ne manque pas de ressources pour sortir ce trou noir.

Samedi matin du 17 mai 1997, la ville de Kinshasa est sous les bottes des éléments de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). La capitale de l’ex-Zaïre est tombée entre les mains des forces conduites sous la direction de Mzee (respectable ou sage, en swahili) Laurent-Désiré Kabila.

Ces hommes appelés  » Kadogo « (petit en swahili), n’ont trouvé aucune résistance car, les soldats zaïrois dirigés par le Chef d’Etat-major, Général Mahele, ont préféré éviter le bain de sang dans la capitale, mettant ainsi fin à une longue dictature de président Mobutu, l’homme qui a dirigé le pays sans partage pendant 32 ans au pouvoir.

Portée par tout un peuple, l’AFDL symbolisait une lueur d’espoir auprès d’une population accablée par la dictature, la faim, l’injustice sociale, la corruption…Cris de joie, danse et chansons avaient marqué l’entrée des forces de libération.

D’une dictature à une autre

21 ans après, l’espoir du peuple congolais n’est qu’une illusion ! Le Congolais croupit toujours dans la misère, le manger, l’éducation et les soins de santé posent encore problème alors que le pays est potentiellement très riche. A qui profite la richesse de la RDC ?

C’est la question qui se trouve sur toutes les lèvres lorsque la majorité de la population incarne la misère. En réalité, le Congolais attend toujours sa vraie libération afin de mieux vivre dans un pays où la justice distributive sera respectée. En d’autres termes des gouvernants élus capables de pouvoir répondre à ses préoccupations. Ceux qui doivent poser des actes que des discours.

Certes avec la fuite de Maréchal Mobutu, le pays avait connu des nouveaux dirigeants, mais le système est resté le même. La République accuse un grand retard dans plusieurs domaines. Des conditions sociales des habitants de la RDC laissent à désirer pendant qu’une poignée d’individus jouit des bienfaits de la nation. De plus, la recrudescence des groupes armés à l’est mettent à mal l’unité et le développement.

Selon certaines langues, la chute de la 2ème République n’a été sans nul doute, le passage d’une dictature à une autre au regard de ce qui se passe actuellement. Si à l’époque de Mobutu, l’on a décrié la confiscation du pouvoir par un groupe de personnes, l’histoire se répète à ce jour suite à l’organisation hypothétique des élections à différents niveaux.

L’alternance au pouvoir devient donc une épine pour ses détenteurs alors que toutes les institutions de la République sont désormais illégitimes. Ainsi, la jeune démocratie du pays est mise à mal du moment où des manœuvres dilatoires sont orchestrées pour détenir le pouvoir sans la volonté du souverain primaire.

PAR TSM

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