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Loi Dodd-Frank: l’OCDE maintient la régularisation, les creuseurs se plaignent des maigres revenus

les minerais

L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) organise, depuis le 2 mai dernier à Paris, capitale de la France, une conférence sur «l’industrie minière responsable». Une structure qui depuis 2011 a mis en place un «guide sur le devoir de diligence pour les chaînes d’approvisionnement exemptes de liens avec un conflit».

  Pour l’heure, la conférence, à travers ses participants, continue à s’atteler sur cette méthode qui vise à mieux contrôler la traçabilité des minerais d’étain, de tantale, de tungstène et d’or dans la région des Grands Lacs.
Ainsi, l’OCDE maintient la régularité de la «Loi Dodd-Frank», pendant que les creuseurs artisanaux se plaignent de leurs maigres salaires depuis sa mise sur pied par l’Administration Obama.

Alors que les recommandations de la conférence de l’OCDE sont mises en place, les creuseurs dans l’Est de la RD Congo, plus grand pays des Grands lacs producteur de ces matières premières concernées dans la «loi d’Obama», relatent leur situation très précaire depuis 2011. Ces creuseurs se plaignent de ces mesures internationales de régulation des «minerais du sang» qui rognent leurs maigres salaires. Ils relèvent, eux qui procéder à l’extraction de cassitérite, coltan, et autres métaux qui sont dans le viseur des lois de régulation, que les choses empirent.

Ils ont expliqué que, dans le passé, une fois les  kilos de minerais trouvés, ils pouvaient être vendus où ils voulaient et  à qui ils voulaient! Les creuseurs regrettent que la législation, adoptée en juillet 2010 par le Congrès américain, rende de plus en plus difficile la vente de minerais. Pour eux, «depuis eque  cette loi a été adoptée, plus rien de marche ici».

Pour rappel, la Loi Dodd-Frank a été introduit sous l’impulsion de l’ancien président américain, Barack Hussein Obama. Elle oblige les entreprises minières cotées aux Etats-Unis de signaler l’extraction de tous les «minerais du sang». Il s’agit du coltan, cassitérite, tungstène et or.

Pour l’administration Obama, cette loi visait à empêcher l’utilisation des revenus de leur vente pour financer les conflits et les groupes armés, notamment en RD Congo, qui fait partie des pays des Grands lacs, une région déchirée par la guerre depuis plusieurs décennies.

Il faut dire que la fameuse loi oblige l’industrie minière à adopter un schéma de traçabilité, créé par l’entreprise anglaise ITRI, qui requiert que les minerais soient vendus à des entités bien connues. Mais, depuis l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, des instructions ont été données pour la révision de la Loi Dodd-Frank.

Par LKT

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