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Toujours confrontée au problème de l’insalubrité : Kinshasa loin de redevenir « Kin la belle »

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La ville province de Kinshasa est loin de redevenir « Kin la belle », comme elle l’a été il ya quelques années. La métropole congolaise se trouve en effet confrontée à un sérieux problème  d’insalubrité, obligeant  la population à vivre dans un environnement  malsain. Cela car la gestion efficace des ordures y pose encore problème.

Cette situation est constatée dans les neufs communes où se trouvent les décharges  publiques aménagées par l’Union Européenne.  Conséquences,  les odeurs nauséabondes emplissent l’atmosphère dans plusieurs quartiers. Malgré un lot de véhicules achetés le mois passé par l’hôtel de ville pour remédier à ce problème,  Kinshasa présente encore un spectacle désolant avec  des immondices toujours  jetées dans les rues, les fosses sceptiques évacuées avant, pendant et après  la pluie sur la voie publique, plusieurs avenues délabrées, les caniveaux bouchés partout depuis  de longues années et abandonnés à leur triste sort.

A  cela s’ajoute l’état dégradé de plusieurs marchés disséminés à travers les communes, où certains aliments destinés à la consommation sont vendus à même le sol. Un petit tour  à travers ces quartiers suffit pour se rendre compte de l’état désolant de cette ville miroir de la RD Congo. Il faut retenir ici qu’à certains endroits où se trouvent  les décharges publiques, l’évacuation de ces dernières a toujours posée problème.  Et ce sont les services de l’hôtel de ville qui sont pointés du doigt parce qu’ils attendent que ces décharges débordent pour qu’elles soient évacuées.

Les habitants de la commune de Bandalungwa se plaignent

Si les habitants du quartier Adoula, principalement   les occupants des maisons se situant sur l’avenue allant de l’arrêt Bakayawu croisement des avenues Kas-vubu jusqu’à la maison communales de Bandalungwa se plaignent  des immondices qui étouffent ce quartier, les responsables des bars plantés le long de cette avenue se préoccupent de leurs affaires, qui tournent parfois au ralenti à cause du manque de clients qui ne veulent plus s’assoir sur ces endroits à cause des odeurs insupportables que dégagent  ces décharges publiques  installées en plein dans ce quartier chaud , considéré aussi comme l’endroit où les amoureux du football  se retrouvent pour suivre les matchs  de championnats chaque soir. Ces responsables de débits de boissons se plaignent du retard avec lequel ces ordures sont évacuées et en appelle aux autorités de l’hôtel de ville à prendre leur responsabilité.

Interrogée, l’une  des responsables d’un bar de la place à exprimé son inquiétude  et a demandé à l’hôtel de ville  de ne pas rester indifférente.  «  Depuis un certain temps, beaucoup de  nos clients n’ont plus le courage de venir prendre leur verre  à cette endroit  à cause de ces odeurs insupportables que dégagent les ordures, comment serons-nous  en mesure de payer les loyers, payer les factures d’eau et électricité ? » a-t-elle dit  en insistant sur la responsabilité de ceux qui en ont l charge. « Ces immondices », a-t-elle ajouté,  « nous font vivre dans un environnement malsain et nous expose à des maladies de tout genre ».

Du côté du croisement  des avenues du 24 novembre et Thabor,  juste à côté de l’Institut  des Beaux Arts, dans  la commune de la Gombe,  élèves, étudiants et habitants du quartier se plaignent aussi  de l’état de cette avenue  qui débouche sur celle du haut commandement, dans la même commune, où cette décharge publique ne donne à personne le temps de respirer, surtout quand elle déborde et aussi quand il pleut. La population du quartier dénonce également le retard avec lequel  ces ordures sont évacuées.

Faut-il encore solliciter les services de l’Union Européenne ?

Voilà une question et tant d’autres que les observateurs  continuent à se poser  face à ce problème  des conséquences de  la mauvaise gestion des immondices parce que depuis la fin du projet PARAU en décembre 2015 ? Les dépotoirs de transit   aménagés  par  cette institution ne sont plus vidés régulièrement.

Par Thony Kambila

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