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AS V. Club : que cherche Jean-Florent Ibenge ?

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Prestation catastrophique de l’Association sportive V. Club à Tunis lors de la première journée de la phase de groupes de la Ligue nationale de football. Il ne s’agit pas d’être un technicien de première force pour qualifier de la sorte la sortie de vendredi dernier du club congolais devant l’Espérance sportive de Tunis.

Le score du match (3-1) en faveur des Sang et Or de la capitale tunisienne ne reflète pas fidèlement la réalité sur le terrain du stade olympique de Rades : le club vert et noir a été l’ombre de lui-même. Et si le gardien Nelson Lukong n’avait pas été au meilleur de sa forme, la facture aurait été nettement plus salée.

Mauvais souvenirs

A la fin de ce match, qui fera désormais partie des mauvais souvenirs dans l’histoire de l’équipe chère aux « Bana Mbongo » en compétitions africaines, le stratège de cette bourde a eu la franchise de reconnaître le naufrage : l’équipe a reculé tout au long du match, faisant eau de toute part. C’est à contre-courant que l’unique réalisation des Dauphins noirs kinois est arrivée, grâce à l’opportunisme du Camerounais Atouba.

Puis plus rien. Tomber devant un adversaire évoluant à domicile n’est pas grave.  Puisque l’étape se joue en formule championnat, il y a moyen de se relancer au fil des sorties. Ce qui dérange, c’est la composition de l’équipe mise en place ce 5 mai. Un classement qui ne repose sur aucun élément compréhensible par le commun des mortels.

Par quelle alchimie, l’entraîneur de V. Club a-t-il monté l’ossature qui a évolué sur le terrain, qui est bien différente de celle qui, cinq jours plus tôt, avait battu le Tout Puissant Mazembe au championnat de la Ligue nationale de football ?

Contre les Corbeaux détenteurs du titre de la Coupe de la Confédération, de surcroit toujours en phase de groupes de cette C2 de la CAF, le club avait présenté un bataillon réaliste avec des joueurs en forme, bagarreurs, opportunistes et efficaces. Grande a été la surprise des Congolais de voir une autre ossature être présentée devant l’Espérance du Tunis évoluant à domicile et nantie d’un CV parmi les meilleurs du continent.

Jean-Florent Ibenge, c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas voulu se référer à la prestation du 7 mai au stade des Martyrs, comme si c’était la plus mauvaise. Il a préféré faire appel à ce Joyce Lomalisa  sur le flanc gauche, dont la prestation non seulement ne fait pas l’unanimité, mais ne porte pas non plus bonheur à l’équipe.

Il a ressuscité un certain Félix Gerson, porté-disparu des rangs depuis des lustres, pour lui faire porter la lourde responsabilité de l’ESS, alors que, manifestement, le joueur n’avait pas suffisamment de jus par manque de compétition. Comment Guy Lusadisu pouvait-il garder le banc, alors que le milieu du terrain de V. Club était noyé par manque d’un animateur à la hauteur ?

Pourquoi le renard de surface Taddy Etekiama, le buteur contre Renaissance du Congo et Mazembe, a-t-il suivi, assis, Ernest Sugira s’emmêlé les pinceaux, isolé dans une ligne offensive où seul l’opportunisme pouvait tenir ?

Tort d’avoir toujours raison

En championnat national tout comme maintenant à la phase de groupes de la CAF Champions league, le drame de Jean-Florent est d’avoir toujours raison. Ses expériences, ses combinaisons parfois contre nature, dans l’utilisation de l’effectif en son possession sont autant incompréhensibles qu’elles battent de l’aile. Au play-off de la Linafoot, elles l’ont éloigné du top 3 à la fin de la manche aller.

En compétition africaine, elles lui ont valu la plus grande raclée de la première journée toutes les deux interclubs de la CAF confondues. Pourquoi s’accroche-t-il aux joueurs qui ne parviennent pas convaincre alors qu’il a sous la main des éléments susceptibles de lui apporter des solutions et qui les lui apportent quand il le veut ?  Le cas de Joyce Lomalisa frise la pathologie. Entre Ernest Sugira, le Rwandais, et Taddy Etekiama, le Rwandais d’origine congolaise, l’efficacité parle d’elle-même, le classement des buteurs surtout.

Rien n’est encore perdu. La phase de groupes vient à peine de commencer. L’Association sportive V. Club garde toutes chances intactes. A conditions que son entraîneur redevienne un homme. C’est-à-dire ouvert aux remarques, critiques et apports des autres. Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Android, soit-il.

Par JC Lomboto

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