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La réforme de l’aménagement du territoire en RD Congo lancée

Cette démarche vise la mise en œuvre d’un mécanisme de médiation entre  la conservation de la nature et l’exploitation des ressources naturelles

Par l’entremise de son représentant, Félix Kabange Numbi, ministre de l’Aménagement du territoire, le Premier ministre sortant, Samy Badibanga Ntita, a lancé, hier lundi, un nouveau programme de réforme de l’Aménagement du territoire, lors d’un atelier organisé du 15 au 16 mai à cette fin à Gombe, une commune de la ville de Kinshasa.

Cette entreprise va aboutir à la mise en ouvre, d’ici à 2020, d’une nouvelle gouvernance territoriale et, par conséquent, d’une utilisation plus rationnelle des ressources naturelles, en vue d’un développement plus équilibré des provinces de la RD Congo, dans une perspective durable.

Il vise à donner naissance à un mécanisme de médiation susceptible d’apaiser les tensions entre la conservation de la nature et l’exploitation des ressources forestières, minières et des hydrocarbures, qui risqueraient de compromettre le développement durable. Au travers de sa stratégie nationale de réduction des émissions dues à la déforestation et dégradation des terres (REDD+), la RD Congo a choisi d’allier développement et préservation des ressources naturelles, dont particulièrement ses forêts qui sont d’une diversité riche et variée.

Un financement de 4 millions USD

Financé pat l’Initiative pour les Forêts de l’Afrique Centrale (CAFI) à hauteur de 4 millions USD, pour une période de 4 ans, par le biais du Fonds National REDD+ (FONAREDD), le programme portant réforme de l’Aménagement du territoire s’article autour de trois volets.

Le volet juridique et réglementaire vise l’élaboration de la politique nationale de l’Aménagement du territoire. Le volet institutionnel et organisationnel couvrira les aspects liés au renforcement des capacités des parties prenantes, dont l’administration du ministère au niveau central et en provinces ciblées.

Enfin, le volet technique permettra d’assurer l’élaboration des outils de base de l’opérationnalisation de la politique de l’aménagement du territoire, dont notamment le schéma national et provincial de l’aménagement du territoire.

Le lancement du programme portant réforme de l’Aménagement du territoire augure une nouvelle ère de dialogue et de négociations multi-acteurs et multisectoriels dans les affectations des terres et dans l’utilisation de l’espace avec une perspective plus prometteuse en termes de dividendes de développement pour les hommes et femmes, ainsi que pour leurs communautés.

Ce résultat a été obtenu grâce à un partenariat solide noué entre le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le ministère en charge de l’Aménagement du territoire. Cette demande s’est inscrite dans la suite logique du processus de la réforme de l’Aménagement du territoire en RD Congo, dont le lancement a été enclenché avec l’appui du PNUD.

D’autres processus en cours

Après le discours de bienvenue prononcé par le ministre de l’Urbanisme et habitat Joseph Kokoniangi, le directeur Pays du PNUD a indiqué que la réforme de l’aménagent du territoire nécessite la mise en œuvre d’une nouvelle gouvernance. Mme Priya Gajraj a ainsi appelé les partenaires à définir ensemble les ambitions de développement du pays et à mobiliser les moyens pour la mise en œuvre de cette vision consensuelle, sur la base du dialogue et de la collaboration avec toutes les parties prenantes.

En outre, Priya Gajraj a expliqué que l’aménagement du territoire est une des réformes les plus attendues et une étape décisive dans le développement du pays, qui viendra nourrir d’autres processus critiques en cours, tels que la mise à jour du Plan Stratégique National de Développement, la mise en œuvre de la décentralisation, l’engagement de la réforme foncière ou encore la mise en place d’une gouvernance améliorée des ressources forestières.

Elle servira également de catalyseur important pour la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD), touchant sur l’établissement des villes et communautés durables, la réduction des inégalités dans le développement des provinces, la préservation des écosystèmes, la construction d’infrastructures résilientes et la prise de mesures contre les changements climatiques.

« Ne perdons pas de vue que cette réforme exige équité, patience et rigueur. Elle nécessite un pilotage de haut niveau capable d’engager l’ensemble des parties concernées », a souligné le directeur Pays du PNUD en RD Congo, ajoutant que tous les acteurs doivent être impliqués et jouer leur rôle.

Par Marcel Tshishiku

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