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Alors que décembre 2017 approche à grands pas : J. Kabila relance les contacts avec la CENCO !

cenco chez kabila

La crainte de voir la RDC sombrer dans une nouvelle crise politique à l’expiration de l’Accord politique inclusif en décembre prochain aurait été au centre de l’entretien que le chef de l’Etat a eu avec Mgr Marcel Utembi, mercredi dernier à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo

A moins de six mois de l’expiration de l’Accord politique de la Saint Sylvestre obtenu de dur labeur le 31 décembre 2016 par les Evêques catholiques et où l’actuel chef de l’Etat et d’autres institutions du pays  puisent leur dernière légitimité, une vive tension s’observe déjà à travers le pays, particulièrement dans différents états-majors des partis politiques tant de l’Opposition que du pouvoir.

Pressentant sans doute le danger, Joseph Kabila n’a pas hésité à faire le déplacement de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, sur son chemin de retour d’Addis Abeba, où il venait de prendre part aux travaux du 29ème Sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine, pour s’entretenir avec Mgr Marcel Utembi, Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO). Telle serait la vraie raison du séjour actuel du Chef de l’Etat dans la province de la Tshopo, même si ce dernier met à profit cette visite pour y rencontrer quelques couches sociales.

Par cet entretien, Joseph Kabila voudrait ainsi relancer tacitement les contacts avec la CENCO, en espérant que Mgr Marcel Utembi fera rapport aux autres Evêques membres de la CENCO, afin que l’Eglise Catholique dont l’ascendance sur la population n’est plus à démontrer, accepte de s’impliquer encore dans la quête d’une solution politique susceptible d’apaiser les tensions à travers le pays d’ici la fin de l’année en cours.

Difficile de savoir, pour l’instant, la suite que l’Eglise Catholique va réserver à la démarche initiée par le Chef de l’Etat. Surtout quand on sait les propos parfois discourtois que certains cadres de la MP avaient eu à tenir à l’endroit de la CENCO, concernant les appels que cette dernière a eus à lancer pour l’application à la lettre de l’Accord politique du 31 décembre 2016.

Selon cet Accord, les élections présidentielles et législatives doivent avoir lieu d’ici la fin la fin de l’année 2017 en cours. Et bien que le Comité de suivi dudit Accord ne soit toujours pas mis en place, La Constitution en vigueur exclut l’actuel Chef de l’Etat de l’élection présidentielle qui doit être organisée cette année. Le Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au changement dirigé aujourd’hui par Félix Tshisekedi ne jure d’ailleurs que par la tenue de ce scrutin sans Joseph Kabila.

Par ailleurs, la note technique que le Nonce Apostolique en RDC a mise dernièrement à la disposition du Conseiller spécial du Secrétaire Général de l’ONU, concernant les violences qui secouent actuellement le pays et  qui n’ont pas épargné  l’Eglise catholique à travers ses écoles, paroisses, centres de santé en dit long sur le climat de méfiance qui règne désormais entre cette Eglise et le pouvoir en place.

En dépit de tout cela, le président de la CENCO est resté peu bavard après son entretien avec Joseph Kabila, mercredi dernier à Kisangani. « Nous avons parlé élections ; les élections auront et ce n’est un secret pour personne, et je crois que le Président à son niveau n’a cessé de dire qu’il y aura des élections », a diplomatiquement déclaré Mgr Marcel Utembi, à l’issue de son entretien avec le Chef de l’Etat à Kisangani.

Selon le président de la CENCO, les questions traitées au cours de cet entretien « ne peuvent être révélées maintenant, parce que c’est une affaire entre deux autorités importantes », a ajouté Mgr Utembi, tout en rappelant que « la CENCO a eu à conduire des négociations directes pendant trois mois, et c’est tout à fait normal qu’il y ait de suivi par rapport à la mise en œuvre de ce document important ».

Par DMK

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