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Le gouvernement appelé à désamorcer la grève des médecins

gouvernement Tshibala

La DCDHE prie les médecins à s’abstenir de signer aucune attestation médicale de transfert à l’étranger des autorités politiques et des membres de leurs familles pour tous subissent les conséquences de la grève

Dans son  communiqué d’hier 27 juillet, la Dynamique Chrétienne pour la Défense des Droits Humains et de l’Environnement (DCDHE) se dit préoccupée par la violation grave et récurrente des droits économiques des agents de l’Etat ainsi que de toute la population congolaise et appelle le gouvernement de la RDC à tout mettre en œuvre afin de répondre aux revendications des professionnels de santé ayant déclenché le mouvement de grève.

Vu l’urgence humanitaire face à la grève des professionnels de santé qui est plus meurtrière que la guerre car elle provoque des conséquences mortelles des personnes innocentes à grande échelle, la DCDHE recommande au gouvernement congolais de se faire urgence pour désamorcer la grève des médecins, des infirmiers et du personnel de la santé en plus de prendre des précautions pour que la situation ne puisse pas dégénérer dans d’autres ministères.

L’association invite la Commission Nationale des Droits de l’Homme(CNDH) à se saisir d’office de la question relative à la grève des professionnels de santé qui menace les vies humaines des populations innocentes. Me Mupili Kabyuma Carlos, Président de la société civile de Kinshasa et de la DCDHE estime que la CNDH peut aussi plaider auprès de l’Etat en lui rappelant que les droits économiques sont consacrés dans la constitution au même titre que d’autres dispositions constitutionnelles.

Tout en reconnaissant que la grève est un droit reconnu par l’article 39 de la constitution pour tout employé, la DCDHE recommande  aux  professionnels de santé de garantir le service minimum dans les centres et hôpitaux étant donné que le secteur de santé est vital pour la population.

DCDHE prie les médecins à s’abstenir de signer aucune attestation médicale de transfert à l’étranger des autorités politiques et des membres de leurs familles pour qu’elles tous subissent les conséquences de la grève et les pousser à améliorer définitivement le secteur de santé.

Pour Me Carlos Mupili, la grève de médecins doit mobiliser les organisations de la société civile à réclamer auprès de l’Etat le droit à la santé et surtout de saisir la Justice lorsque l’on est victime de cette grève afin que le pouvoir public réponde civilement de ses actes en payant des dommages et intérêt car gouverner c’est prévoir.

L’avocat invite d’autres pays du monde à n’accorder aucun visa pour des soins médicaux aux autorités politiques et des membres de leurs familles afin qu’ils prennent conscience d’améliorer le secteur de la santé au niveau national.
Il a mis l’accent sur les ambassades  de l’Inde, de l’Afrique du Sud et de la Belgique.

Atteinte à la dignité humaine

L’organisation déplore aussi la dépréciation de la monnaie nationale, le Franc congolais et le non-respect des missions prioritaires que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila a confié aux deux gouvernements issus de deux Accords politiques dont le gouvernement Samy Badibanga et l’actuel gouvernement Bruno Tshibala.  Ces missions prioritaires sont entre autres l’organisation des élections, la question sécuritaire du pays et le social de la population.

Dénonçant la réaction inadéquate du gouvernement congolais incapable de satisfaire positivement aux préoccupations des agents de l’Etat pour empêcher la grève amorcée à l’instar celle des médecins, des infirmiers et du personnel de la santé pourtant des tentatives de grève datent des mois antérieurs, la DCDHE  invite le gouvernement Tshibala à cesser la violation de l’article 36 de la constitution qui consacre le droit à chaque congolais d’avoir un emploi avec un salaire décent qui couvre les deux bouts du mois alors que ,malheureusement, le maigre salaire du passé devient de plus en plus insignifiant lorsqu’il est évalué en dollars, devise de référence.

Pour  Me Mupili Kabyuma Carlos, ce salaire de misère au taux de 920 Franc /dollars porte atteinte à la dignité humaine jusqu’à rendre plusieurs agents de l’Etat dans la difficulté de payer le loyer mensuel et de nourrir leurs familles en violation des articles 47 et 48 de la constitution et d’autres instruments juridiques internationaux en matière des droits économiques.

Par Godé Kalonji

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