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Unikin et Upn contre la dégradation : Les professeurs en colère, après les médecins

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Décrétant la grève, les enseignants des deux institutions exigent le réajustement de leurs salaires au taux budgétaire, à partir de la paie du mois de juillet, le remplacement des recteurs dans certaines universités ainsi que le remboursement de l’argent souscrit pour l’acquisition des véhicules qui ne sont jamais arrivés

Cinq mois après sa nomination au poste de Premier ministre par Joseph Kabila, Bruno Tshibala fait déjà face à une grande grogne sociale qui menace de paralyser plusieurs secteurs vitaux tant à Kinshasa que dans l’arrière-pays.

Le gouvernement Bruno Tshibala dont la désignation ne s’est pas conformée à l’Accord de la Saint Sylvestre, est confronté, pour l’instant, à une situation sociale très délicate qui risque de compromettre même ses chances de réussir à la Primature, en cette période de sérieuses turbulences politiques dues au manque d’organisation des élections dans le délai inscrit dans la Constitution pour une alternance au sommet de l’Etat.

Après les médecins et les infirmiers, la grogne sociale est sur le point de paralyser maintenant le secteur de l’Enseignement supérieur et universitaire. Pour preuve, les professeurs de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) viennent de décréter un mouvement de grève à partir du lundi 7 août 2017, imités en cela par ceux l’Université Pédagogique nationale (UPN), alors qu’une vive tension règne aussi à l’Institut supérieur de commerce, suite au changement du comité de gestion par le ministre Steve Mbikayi.

« Nous, professeurs de l’Université de Kinshasa, entrons en grève dès ce lundi 7 août 2017″, annonce le président de l’Association de professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN), Antoine Kitombole, après une assemblée générale d’évaluation tenue mercredi 2 août, à Kinshasa.

Les professeurs de l’UNIKIN exigent le réajustement de leurs salaires au taux budgétaire, à partir de la paie du mois de juillet 2017, le remplacement des recteurs dans certaines universités, conformément à une décision prise il y a de cela quelques mois, ainsi que le remboursement de l’argent de certains souscripteurs versé pour l’acquisition de véhicules qui ne sont jamais arrivés.

Une équation à multiples inconnus susceptibles de coûter la tête non seulement du ministre de l’ESU, mais aussi du premier ministre et de tout son gouvernement. Les professeurs de l’Unikin sont formels. Il faut une réponse favorable à ces trois préoccupations avant de reprendre le chemin de la « Colline inspirée », ce qui paraît impossible à réaliser, à voir la marge de manœuvres dont dispose l’exécutif.

Les grévistes promettent de se retrouver le 14 août, soit une semaine après le débrayage, pour évaluation.

Ceci veut dire qu’ils restent encore ouverts aux négociations avec le gouvernement, bien qu’en grève. Et qu’à tout moment, une fois que les revendications trouvent satisfaction, ils peuvent mettre un terme à ce mouvement et clôturer l’année académique qui touche quasiment à sa fin. Car il ne reste que la deuxième session à affronter pour boucler définitivement l’année 2016 – 2017.

Grève illimitée aussi à l’Upn

UPN  Si les grévistes de l’Université de Kinshasa sont disposés à voir les autorités pendant leur mouvement de protestation, cela n’est pas le cas pour leurs collègues de l’Université pédagogique nationale (Upn). Ces derniers annoncent une grève « illimitée » qui risque de compromettre l’avenir des étudiants qui fréquentent cet établissement d’enseignement universitaire. Le président de leur association, professeur Raoul Kandum, déclare que « cette grève sera illimitée jusqu’à ce que les professeurs rentrent dans leurs droits ».

La situation est sur le point de devenir plus compliquée car les instituteurs de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel envisagent, eux aussi, d’abandonner la craie et boycotter la rentrée scolaire prévue dans un mois, brandissant les mêmes revendications principales, dont le réajustement de leurs salaires au taux budgétaire.
Dans l’entre-temps, les médecins ont déjà ôté leurs blouses blanches, alors que les prix sur le marché ne font que grimper, malgré un semblant d’appréciation positive de la monnaie nationale en ce début du mois d’août.

Par LM

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