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Des Congolais reconnaissent la journée ville morte comme une forme de pression

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Les résultats d’un sondage réalisé par radiookapi.net, une chaîne parrainée par la Mission de l’ONU pour la Stabilisation au Congo (MONUSCO), démontrent que le peuple congolais commence à maîtriser les pratiques légales à utiliser pour revendiquer leurs droits.  Pour avoir ces résultats, la radio onusienne est partie de l’idée que  » l’appel à la journée ville-morte de l’opposition a été inégalement suivi dans certaines villes de la RDC « .

Réagissant à ce constat, 71% de participants au sondage, soit 574 sur un total de 805, ont indiqué que les journées villes mortes constituent une forme de pression exercée sur les détenteurs du pouvoir par les citoyens à l’initiative de leurs leaders ; 17%, soit 144 personnes interrogées, ont affirmé que les journées villes mortes sont utiles, tandis que 12% seulement, soit 103, ont soutenu que ces journées sont inutiles.

Ces réactions ont été recueillies au moment où les partis de l’Opposition politique congolaise ont appelé, les 8 et 9 août, la population à rester chez elle pour réclamer au régime de Joseph Kabila, entre autres, l’organisation, avant le 31 décembre 2017, des élections présidentielle, législatives nationales, provinciales, municipales et locales, conformément à l’Accord Politique Global et Inclusif signé le 31 décembre 2016 au Centre Interdiocésain de Kinshasa, sous les bons offices des évêques catholiques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO).

Elles prouvent que la population congolaise est prête à poursuivre la pression, si des actions cohérentes continuent d’être initiées pour lui permettre d’asseoir la démocratie en RD Congo. Malgré la précarité de leurs conditions de vie, les Congolais ont en effet respecté, deux jours durant, le mot d’ordre lancé par l’Opposition regroupée dans le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement.  Surtout la journée du mardi a été marquée par la paralysie des activités dans les grandes villes de la RD Congo.

Mercredi, la vie a tourné au ralenti, notamment dans la capitale congolaise où, communément appelé  » Zando « , le Marché Central de Kinshasa est resté quasiment vide. Même les routes n’ont pas connu d’embouteillages comme à l’accoutumée. La société de  » Transport du Congo  » (TRANSCO) et les quelques transporteurs privés qui ont mis en circulation leurs engins n’ont pas eu  beaucoup de passagers, la grande majorité de leurs clients habituels ayant décidé de ne pas sortir.

Face à cette situation, le pouvoir de Kinshasa a intérêt à comprendre qu’il est acculé et qu’il n’a plus qu’à respecter les engagements librement pris.

Par Asiyeshindwa

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