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La FIDH exige la libération des défenseurs des droits de l’homme arrêtés au Katanga

Il s’agit de MM. Timothée Mbuya, Jean Pierre Tshibwabwa, Omari Omba, Jean Mulenda, Patrick Mbuya Kwecha

Dans une lettre adressée aux autorités congolaises, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) exige la libération sans condition des défenseurs des droits humains arrêtés il y a une semaine à Lubumbashi, chef-lieu de la Province du Haut-Katanga.

Il s’agit de MM. Timothée Mbuya, avocat, président de Justicia Asbl et membre de la coalition de 33 ONG militant pour le respect de la constitution ,Jean Pierre Tshibwabwa, membre de la Société Civile du Congo (SOCICO) et journaliste à la Radio télévision de Kasumbalesa, Omba Omari et Patrick Mbuya Kwecha, membres de la Fondation Bomoko , Jean Mulenda, membre du mouvement Lutte pour le changement (LUCHA).

FIDH dénonce également  l’arrestation arbitraire de M. Colins Djuma Musompo, journaliste à la Radio Okapi et Mme Mireille Mbuyi Keleku, membre de l’ONG Action Contre l’Impunité pour les Droits Humains (ACIDH). Dans sa lettre, l’Observatoire condamne fermement l’arrestation et la détention arbitraire de MM. Timothée Mbuya, Jean Pierre Tshibwabwa, Omari Omba, Jean Mulenda, Patrick Mbuya Kwecha, Colins Djuma Musompo et de Mme Mireille Mbuyi Keleku en ce qu’elles visent clairement à intimider les défenseurs des droits humains dans un contexte de crise électorale.

En conséquence, l’Observatoire demande aux autorités congolaises de libérer immédiatement et sans condition ces activistes et de mettre un terme à toute forme de harcèlement à leur encontre, y compris au niveau judiciaire.  L’organisation prie Kinshasa de garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique des personnes arrêtées ainsi que de l’ensemble des défenseurs des droits humains en RDC.

Le gouvernement congolais est appelé à mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris judiciaire, à l’encontre de ces acteurs de la société civile et s’assurer que toutes procédures engagées à leur encontre sont conduites dans le respect du droit à un procès équitable.

Se conformer aux dispositions de la déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme
Dans le cas de ce dossier, le gouvernement de la RDC est prié par FIDH de se conformer aux dispositions de la déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement ses articles 1 et 12.2.  Kinshasa doit également se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits humains ratifiés par la RDC.

En effet, le 31 juillet 2017, les forces de sécurité congolaises avaient procédé aux arrestations de ces militants des droits de l’homme alors qu’ils se trouvaient devant la Chapelle Régina Mundi à Lubumbashi où devait se tenir une messe suivie d’une marche pacifique organisée par la LUCHA et la société civile, pour exiger la publication du calendrier électoral par la Centrale électorale, et pour réclamer la publication du calendrier électoral conformément aux accords du 31 décembre 2016.

Elles ont dispersé les manifestants. Lors de l’arrestation, les compagnons de Timothée Mbuya, et Jean Pierre Tshibwabwa,  ont été menottés l’un à l’autre. Ces cinq défenseurs ont été accusés de  » provocation et incitation à la désobéissance civile  » (Article 135 du Code pénal livre II) en lien avec la marche prévue ce même jour et envoyés à la prison centrale de la Kassapa vers 20 heures où ils sont détenus sans avoir été présentés au Parquet, regrette FIDH.

Par Godé Kalonji

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