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Crises politique et économique en RDC : la CEEAC propose des solutions

la CEEAC

La République Démocratique du Congo fournit d’énormes efforts pour reprendre sa place au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Le     Directeur des Affaires politiques et du Mécanisme d’alerte rapide de l’Afrique Centrale (MARAC) au sein de la CEEAC,  l’Ambassadeur Baudouin Hamuli Kabarhuza, a salué ces efforts le jeudi 24 août dernier, lors d’une rencontre avec la presse congolaise à Kinshasa.

Selon le Directeur du MARAC, depuis la création de la CEEAC, la RD Congo a joué un rôle important dans la mise en place de cette structure, qui veut résoudre les problèmes économiques et sécuritaire de l’Afrique Centrale. « C’est à la fin des années 90 que la présence de la RDC à la CEEAC s’est affaiblie à cause de la crise qu’elle a connue en cette période », a-t-il rappelé.

C’est seulement récemment que le gouvernement congolais a estimé qu’il était important de relancer sa présence à l’intérieur de la CEEAC d’abord en acceptant de prendre le poste de Secrétaire General Adjoint. Aujourd’hui, le pays occupe le poste du Directeur des Affaires politiques et du Mécanisme d’alerte rapide de l’Afrique Centrale (MARAC).

Ce dernier, expliqué Baudouin Hamuli, est une structure de la CEEAC chargée d’informer et d’alerter les instances décisionnelles sur les risques de crise et leur permettre de disposer d’un outil d’aide à la décision, aux fins de la prévention, de la gestion et de la résolution des crises. Il met en œuvre le système d’alerte précoce de la sous-région par la collecte et l’analyse des données relatives aux causes et aux risques de conflit à court ou long terme. Le MARAC fait partie intégrante du Système continental d’alerte précoce avec lequel il interagit.

« Fondamentalement la CEEAC a été crée aussi à l’initiative de la RDC. Il faut se rappeler que le 1er Secrétaire Général de la CEEAC n’était autre que le professeur congolais Lunda Bululu. Ce dernier a marqué la CEEAC dans la mesure où c’est lui qui a commencé la structure même. Donc nous sommes véritablement un des membres initiateurs de la CEEAC », a-t-il souligné en exhortant la RDC à payer régulièrement ses contributions obligatoires en vue de garder sa place au sein de la CEEAC.

Des pistes pour gérer les crises

En ce qui concerne les crises politique et économique du pays, le Directeur du MARAC a indiqué que la CEEAC suit de prés ces situations.  Pour cette organisation, la RDC doit pouvoir organiser les élections qui sont prévues. « Mais il faut que ce processus se fasse dans la paix », a-t-il poursuivi. C’est dans ce contexte que la CEEAC travaille avec l’Union Africaine, les Nations Unies,…, de manière à ce que la RDC puisse pouvoir évoluer dans un contexte de paix.

S’agissant des questions économiques, Badouin Hamuli a fait savoir que la RDC participe à toutes les réunions sur les questions économiques régionales. Il y’a même eu une réunion à Kinshasa sur le lancement de la zone de libre échange qui est  maintenant dans sa phase d’exécution. La RDC étant la plus grande économie de la Région doit pouvoir saisir cette opportunité afin de pouvoir réellement déployer son économie sur ce marché régional.

« Nous recevons ici beaucoup de banques régionales mais les banques congolaise vont où ? Nous devons ouvrir de succursales dans d’autres pays de la région. Tout ce que nous produisons doit être vendu dans la région et rapporter des capitaux dans le pays. La région est déjà là profitons de cette opportunité », a-t-il soutenu.

Petit aperçu de la CEEAC   

Lors de sa création, la CEEAC avait pour objectif de promouvoir et renforcer une coopération harmonieuse et un développement équilibré et autonome entretenu dans les domaines de l’activité économique et sociale en vue de réaliser l’autonomie collective, d’élever le niveau de vie des populations, d’accroître et de maintenir la stabilité économique, de renforcer les étroites relations pacifiques entre ses membres et de contribuer au progrès du continent africain.

Le Traité de la CEEAC, entré en vigueur le 18 décembre 1984 et fonctionnel depuis 1985, a d’abord constitué pour les Etats membres un cadre approprié pour promouvoir l’intégration économique et le renforcement de la confiance entre eux. C’est bien plus tard que la CEEAC a élargi sa vision de l’intégration pour y inclure la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

L’organisation de la CEEAC fait partie intégrante de l’architecture africaine de paix et de sécurité (AAPS – APSA), structure continentale fondée sur les dispositions du Protocole créant le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA). Elle a été précisée dans le Protocole d’accord sur la coopération pour la paix et la sécurité signé en janvier 2008 entre l’UA et les communautés économiques régionales (CER) et régissant les rapports entre l’UA et les mécanismes régionaux de prévention, de gestion et de résolution des conflits.

En conséquence, la mise en place des instruments et le développement des politiques de la CEEAC en matière de paix et de sécurité s’inscrivent dans les orientations de l’organisation continentale.

Par Carroll Madiya

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