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Préparatifs de l’année scolaire 2017-2018 : Des femmes s’expriment…

Il ne reste presqu’une semaine pour que les élèves de l’enseignement primaire et secondaire retrouvent le chemin de l’école. Selon le calendrier, l’année scolaire 2017-2018 s’ouvre le 4 septembre prochain. Les parents, quant à eux, doivent se démêler malgré la crise sociale que traverse le pays, pour acheter les manuels scolaires à leurs progénitures et payer en même un acompte de minerval dont le montant n’est pas toujours facile à constituer. Nous sommes allés à la rencontre de quelques pour savoir les difficultés rencontrées concernant les préparatifs pour assurer une bonne rentrée de classe à leur progéniture.

Mme Marguerite Mafu(4 enfants) : Je vous assure que les préparatifs ne se passent pas du tout normalement. Mes enfants étudient dans une école convention de la place, et nous devons, en ce moment, payer un acompte de minerval de 200.000 FC pour celle qui passe en 6ème année secondaire afin qu’elle ait le cahier de communication et le journal de classe.

En plus, il est également obligatoire de payer les uniformes à l’école quand bien même que le gouvernement avait interdit cette pratique. Tout cela nous semble difficile du moment où son père et moi sommes des agents de l’Etat et traversons une période pénible sur le plan financier. En outre, l’ajout de 20.000 FC promis par le gouvernement pour la paie d’août n’a pas été honoré.

Mme Eugénie Luyul (2 enfants) :

La crise financière dans notre pays nous pose énormément de problèmes. Moi, je ne travaille pas, c’est mon mari qui répond au besoin de toute la famille. Je vous assure que la situation est compliquée pour nous, du fait que mon conjoint exerce une profession libérale, celle d’Avocat. Cela veut dire que lorsque des gens sont en difficultés financières, il ne sera pas non plus solliciter pour plaider leur cause. Jusque-là, j’ai encore rien acheté comme manuels scolaires et voyons voir, peut-être, que le Seigneur nous viendra en aide au dernier moment. Nous y croyons encore.

Mme Ernestine Mbuyi (5 enfants) : A ces jours, je vous dirais que nous n’avons pas encore acheté les uniformes moins encore les cahiers et autres. Nous nous battons d’abord pour verser les acomptes pour les cinq enfants, et vous conjure que la situation n’est pas aisée. Mon mari est un policier, et nous devons faire avec nos moyens de bord. La seule chose qui nous inquiète est que ces acomptes nous coûtent beaucoup. En tant que chrétienne, je ne peux pas désespérer parce que mon Dieu pourvoira à nos besoins.

Mme Fanny Mafuta (4 enfants) : J’ai rien préparé par manque d’argent puis le prix des manuels scolaires a pris de l’ascenseur sur le marché. Conséquence, la tâche nous est difficile pour s’en procurer faute d’argent. Contrairement aux années précédentes, cette année est secouée amèrement par une crise économique qui ne dit pas son nom. L’ascension de dollar américain face au franc congolais rend la situation encore plus dure pour plusieurs ménages en République démocratique du Congo (RDC).

Mme Julienne Kapinga (7 enfants) :

La grande question est que nous passons une période très délicate dans notre pays sur le plan financier. D’où pour prendre plusieurs enfants en charge n’est pas chose facile. Je vous informe, j’ai comme l’impression à chaque fois que les enfants montent de classe, la charge augmente, et nous les parents, éprouvons de difficulté pour s’en sortir. En tout cas, je ne sais pas si mes enfants seront obligés d’apporter leurs anciens uniformes parce que la priorité revient à l’achat des cahiers et au paiement de leur acompte. C’est la seule solution.

Propos recueillis par Tantia Sakata

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