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Amélioration du climat des affaires en RDC : Les propositions de la FEC pour attirer les investisseurs

La FEC

L’application effectives des réformes initiées dans le pays demeure la voie la meilleure, soutient le représentant de ce patronat congolais, dans le cadre de l’amélioration du classement Doing business!

Les travaux de la « Première conférence sur le climat des affaires » ont été ouverts, le mardi 29 août dernier au Kempinski Fleuve Congo Hôtel, à Kinshasa, par le Premier ministre, Bruno Tshibala. Un forum qui a réuni plus de 150 personnes du monde des affaires congolais et de l’administration publique durant trois jours, pour se clôturer aujourd’hui vendredi  1er  septembre. « Pour la faciliter des affaires en RD Congo » est le thème de ce forum, qui se fixe pour objectifs l' »amélioration du cadre macroéconomique et de permettre aux Congolais de respirer ».

C’est dans ce cadre que le directeur du cabinet du Premier ministre, M. Somwe, qui a été le premier à intervenir, a procédé à la présentation du « Doing business » en RD Congo, relevé comme une mesure de la réglementation des affaires dans le monde initiée par la Banque mondiale depuis 2003.  Pour lui, la question de « Doing business » croise l’entreprise et le marché. Il a cependant relevé qu’en RDC, l’Etat demeure le premier obstacle. C’est pour cette raison, selon un constat, 57 ans après, le pays ne stabilise pas son économie et ne profite pas de ses ressources naturelles quasiment inexploitées.

Le problème ce que, les entreprises se font de plus en plus rares.  Pour le dircab Somwe, les présents de la Première conférence sur le climat des affaires s’attellent à relancer les principaux signaux économiques du pays. Ils doivent aussi répondre à la question de savoir, pourquoi « la RDC reste toujours à la traine des pays du monde en ce qui concerne le climat des affaires? »

Les Propositions de la FEC

Le représentant de la FEC (Fédération des entreprises du Congo), le premier vice-président de ce patronat congolais, a soutenu que l’amélioration du climat des affaires a toujours constitué un cheval de bataille et une préoccupation pour sa structure. Ce patronat qui a toujours lutté contre la corruption, a dit encore son représentant. C’est ainsi qu’il a rappelé, par ailleurs, les différents forums et tables rondes organisés dans le pays sur l’amélioration du climat des affaires, la lutte contre la fraude et la relance de la croissance économique, qui ont eu à formuler des résolutions et recommandations classées dans les tiroirs et ne sont presque pas appliquées.

Le premier vice-président de la FEC a même regretté le gaspillage de temps consacrés à tous ces forums, dont les résolutions souffrent toujours de manque d’application. Il a fait référence, à cet effet, aux 600 résolutions, prises lors d’un des forums économiques, qui ont été appliqués jusque-là qu’à moins de 20%.

Le représentant de la FEC est, en outre, revenu sur le contexte économique difficile du moment. C’est pourquoi, ce cadre de la FEC a invité le gouvernement à appliquer des mesures courageuses pour sortir de cette situation et à encourager la production intérieure qui constitue la base d’une paix sociale durable dans le pays. Il a surtout invité l’exécutif national à la mobilisation des recettes et de bien les canaliser en évitant la fraude et la corruption.

Application des réformes initiées  

Après avoir abordé les problèmes de fraude, multiplicité de taxes, organisation des portes d’entrée dans le pays (référence faite aux entrées maritimes, fluviales et autres), et s’attarder également sur les réformes fiscales efficaces pouvant permettre l’amélioration du climat des affaires, le premier vice-président de la FEC s’est attelé sur les indicateurs du Doing business.

Il s’agit des indicateurs création d’entreprise, permis de construction, transfert de propriétaire, raccordement de l’électricité, l’obtention des prêts, et autres paiement des impôts. De son côté, Bruno Tshibala est revenu sur quelques points à combattre, parmi lesquels la corruption, la concussion, la fraude fiscale et autres. Raison de l’organisation des assises sur la lutte contre la corruption et stabilisation de la situation macroéconomiques dans le pays, a expliqué le Premier ministre, qui attend les effets dans les prochains jours.

Par Lucien Kazadi T.  

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