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Mesures de décrispation prévues dans l’Accord du 31 décembre, Dédoublement des partis : le blocage persiste

Ramazani Shadary

Face aux animateurs du CNSA, le Vice-Premier ministre Ramazani Shadary a relevé hier la difficulté liée à l’absence de preuves juridiques  et rappelé que « le ministère de l’Intérieur ne statue pas sur les conflits internes des partis politiques qui doivent être réglés devant les cours et tribunaux ».

A la demande du Conseil National de Suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 (CNSA), structure dirigée par Joseph Olenghankoy, selon la configuration voulue par le Président Joseph Kabila, les animateurs dudit Conseil ont eu un long échange hier lundi avec  le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, M. Emmanuel Ramazani Shadary.

L’entretien, apprend-on, a porté sur l’évaluation des mesures de décrispation relatives au dédoublement des partis politiques, telles que recommandées dans l’Accord politique conclu le 31 décembre 2016 sous la médiation des évêques catholiques de la CENCO. Tout en relevant les efforts déjà déployés par son ministère pour vider cette question, le Vice-premier ministre Shadary n’a pas manqué de relever la particularité de chaque parti concerné du point de vue politique et sur le plan juridique.

Il s’agit notamment des partis MLC/C, ARC, ACO, UNAFEC, PDC, UNADEF, et MSR. Si le problème du MLC et du MLC/L  a été résolu par le Vice-Premier Shadary qui a rapporté l’arrêté pris par son prédécesseur et qui enregistrait deux partis, la difficulté demeure cependant concernant les autres partis, à en croire l’actuel numéro 1 de la territoriale qui aurait démontré, devant les animateurs du CNSA, cas par cas, l’absence de preuves juridiques (arrêtés) d’un quelconque dédoublement de ces partis.

Pour le Vice-Premier ministre qui était pour la circonstance accompagné du Secrétaire Général aux partis politiques et de quelques membres de son cabinet, concernant les partis ARC, ACO, UNAFEC, UNADEF, PDC, et MSR, il s’agit des conflits internes à ces partis. C’est pourquoi il a fait remarquer aux animateurs du CNSA que « le ministère de l’Intérieur ne statue pas sur les conflits internes des partis politiques qui doivent être réglés  devant les cours et tribunaux ».

Malgré ce blocage, on apprend que l’échange entre le CNSA et le VPM Shadary et sa suite a été riche en enseignements. Et les animateurs du CNSA auraient approuvé la proposition du Vice-Premier ministre Shadary d’approfondir la question, à  l’occasion d’autres échanges, concernant la complexité politique de certains aspects évoqués.

Par DMK

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