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Publication du calendrier électoral : Washington, Paris et Bruxelles réagissent

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La publication le dimanche 5 novembre 2017 du calendrier électoral devant conduire aux élections en décembre 2018 était très attendue par les Congolais et la communauté internationale.  L’Occident, par le canal de Paris, Washington et Bruxelles n’est pas en reste.

Paris en harmonie avec l’accord du 31 décembre 2016

Sur un ton clair et net, la France insiste sur le respect strict de l’accord  du 31 décembre 2016.  « La France rappelle l’importance que le processus électoral soit conduit dans le respect de l’esprit du consensus qui avait prévalu lors de la signature de l’accord politique du 31 décembre 2016 », a déclaré le porte parole du ministère français des affaires étrangères en réaction à la publication du calendrier électoral fixant les élections en décembre 2018.

Le pays de Macron « condamne par ailleurs les violences qui jalonnent la période de crise en RDC. Elle appelle à la mise en œuvre des mesures de décrispation politiques, garanties par l’accord de la Saint Sylvestre, qui appelle entre autres à la libération des détenus politiques ». La réaction hexagonale est départie de toute ambiguïté et relaye la quintessence du compromis politique dégagé par la clase politique sous l’égide de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) fin décembre 2016.

Washington soutient le calendrier électoral, mais sans la participation de Kabila

Washington, pour sa part, a pris acte de la publication du calendrier électoral par la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI). C’est un pas qui vient d’être franchi, selon le pays de l’oncle Sam, qui recommande en plus aux parties prenantes d’appliquer le calendrier et surtout de ne pas dépasser le délai fixé en vue d’obtenir l’alternance démocratique, étant entendu que le Président Kabila ne doit pas se représenter pour un troisième mandat.

 La Belgique prend son temps

Quant à la Belgique, elle n’a pas encore réagi à la publication de ce calendrier.  Pour l’heure, ses regards semblent plus tourner vers ses ressortissants vivant en RDC envers qui elle recommande la prudence. Dans un communiqué, l’ancienne métropole qui redoute une probable dégradation de la situation conseille à ses ressortissants d’éviter des rassemblements, de suivre de près l’actualité et de réduire dans la mesure du possible des déplacements dans les quartiers populaires.

Il convient de noter qu’au pays ce calendrier très critiqué dès son annonce, ne fait pas l’unanimité. Comme l’opposition, beaucoup de Congolais le rejettent en bloc, exigeant l’alternance au pouvoir tel que le recommande la constitution. A l’instar de la Belgique, la CENCO qui a piloté le second dialogue entre la classe politique ne s’est pas encore prononcée elle aussi.

Par GO

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