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Selon un sondage réalisé par Radio Okapi, Calendrier électoral : la majorité des Congolais n’y croit pas

la population congolaise

Les résultats d’un sondage réalisé par Radio Okapi, une chaîne parrainée par la Mission de l’ONU pour la Stabilisation au Congo (MONUSCO), 62% de personnes interviewées, soit 3 332 sur un total de 5 349, ont affirmé que le calendrier électoral publié dimanche 5 novembre par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et fixant les élections présidentielle, législatives et provinciales en décembre 2018,  ne sera  pas respecté. Par contre, 31%, soit 1675 interviewés, estiment que les élections vont réussir, si tous les acteurs s’impliquent. Enfin, 7% de personnes interrogées, soit 401, pensent que ce calendrier sera respecté.

En ce qui les concerne, des observateurs avertis donnent raison à la majorité de ces interviewés, en tenant compte des réalités ayant marqué le processus électoral en cours en République Démocratique du Congo. Ils estiment en effet que l’implication des acteurs exige un haut degré de conscience et de volonté politique, comme certains penseurs disent : « Vouloir, c’est pouvoir ».

A ce point de vue, les observateurs soutiennent, sans crainte d’être contredits, que ces deux vertus manquent malheureusement dans le chef de ces acteurs, particulièrement dans le chef des  détenteurs des rênes du pouvoir politique en place. Alors qu’ils contrôlent toutes les institutions publiques du pays, ces hommes et femmes continuent de monter des subterfuges, des prétextes et manœuvres dilatoires pour distraire l’opinion et s’accrocher, le plus longtemps possible, aux postes qu’ils occupent en violation flagrante de la Constitution en vigueur.

C’est dire que les Concertations Nationales, le manque de moyens financiers, le Dialogue de la Cité de l’Union Africaine organisé sous l’égide du facilitateur Edem Kodjo et même le Dialogue du Centre Interdiocésain de Kinshasa piloté par les évêques catholiques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) étaient, ni plus ni moins, des montages de mauvais goût ourdis par ce régime décadent et essoufflé, en vue de traverser le cap du 31 décembre 2016, date de la fin du mandat constitutionnel de ce régime.

A ce jour, l’opinion tant nationale qu’internationale a intérêt à renforcer la pression sur les plans interne et externe afin de booter dehors, au plus tard le 31 décembre 2017, ces hors-la-loi qui n’ont que trop tué, volé et violé, et qui continuent de violer, au vu et su de tous, les droits fondamentaux de la grande majorité d’un peuple débordé par la misère.

Par Asiyeshindwa

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