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Dans un plaidoyer devant le Congrès américain : Une « transition citoyenne » sans Kabila bien défendue

Ida Sawyer

Human Rights Watch sollicite l’implication ferme des Etats Unis pour amener le Président de la RDC à ne plus briguer un autre mandat présidentiel conformément à la Constitution  

Bien avant la publication du calendrier électoral intervenue le 5 novembre dernier par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), des voix se sont levées pour réclamer une « transition sans Kabila » après le 31 décembre 2017. Des leaders du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, tels que Félix Tshisekedi, Martin Fayulu et bien d’autres dirigeants de différentes plateformes de l’Opposition, ont exigé ce schéma, car, selon eux, l’actuel régime n’a aucune volonté politique d’organiser les élections auxquelles Joseph Kabila ne prendra pas part.

C’est ainsi que, dans la même logique, lors de sa participation au Congrès américain jeudi 9 novembre, Ida Sawyer a fait l’état de la situation politique de la République démocratique du Congo. Elle s’est, à cette occasion, penchée plus particulièrement sur les discussions qui prévalent autour de la tenue des élections. La directrice Afrique Centrale de Human Rights Watch constate maintes raisons qui font que le président Kabila ne puisse pas organiser le scrutin conformément aux précédentes négociations connues avec les acteurs politiques. Sur ce, elle sollicite l’implication ferme des Etats-Unis au risque de perdre leur crédibilité aux yeux des Congolais.

« Le Président Kabila devrait se retirer à la fin de cette année, et en reportant la date limite, les États-Unis risquent de perdre leur crédibilité aux yeux de nombreux acteurs de premier plan en RD Congo notamment l’opposition politique, les défenseurs des droits humains et les activistes pro-démocratie, la conférence des évêques catholiques… car leur désir est de voir être respectée la limite des deux mandats autorisés par la Constitution », a-t-elle déclaré.

Jusqu’à l’heure actuelle, le calendrier électoral publié par la CENI continue d’alimenter de sérieuses discussions. Pour d’aucuns, l’on tend vers un « processus de référendum constitutionnel susceptible de supprimer la limite des deux mandats et de permettre à Kabila d’en briguer un troisième », renchérit Ida devant le Congrès. D’ailleurs, « Kabila lui-même a, à maintes reprises, refusé de déclarer publiquement et explicitement qu’il ne se porterait pas candidat aux futures élections », a-t-elle insinué.

Par LM

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