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La FIDH intensifie sa campagne contre la peine de mort en Afrique

pendaison

Plus de 80% des pays ont aboli la peine de mort en Afrique. Qu’il s’agisse en droit ou en pratique. Seuls 10 pays continuent d’exécuter les condamnés au cours de la dernière décennie, d’après une étude de la Fédération Internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de DITSHWANELO – The Botswana Center for Human Rights portant sur « Les déclencheurs de l’abolition de la peine de mort en Afrique : une perspective de l’Afrique Australe ».

L’étude de 36 pages identifie les éléments déclencheurs ayant conduit au processus d’abolition de la peine de mort dans plusieurs pays d’Afrique. Elle a été publiée simultanément avec un documentaire intitulé Gambia has decided qui illustre le processus abolitionniste actuellement en cours en Gambie.

« Bien que le processus qui mène à l’abolition de la peine de mort soit propre à chaque pays, la mobilisation pour l’abolition est en cours dans le monde entier et nous pensons qu’elle portera ses fruits si nous travaillons ensemble et partageons nos expériences. Cette étude et ce documentaire sont destinés à contribuer à cet effort », a déclaré Mme Alice Mogwe, secrétaire générale de la FIDH et directrice exécutive de DITSHWANELO à Banjul.

C’était lors de la 61ème session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) à Banjul, en Gambie. Comparé au reste du monde, FIDH note que l’Afrique a l’un des taux d’exécution les plus bas par habitant. Cela peut s’expliquer par le fait que de multiples facteurs favorisent une tendance abolitionniste sur l’ensemble du continent.

L’Afrique Australe bien cotée  

La perspective de l’Afrique australe développée dans l’étude montre que la région avance dans la bonne direction vers l’abolition, puisque le seul pays qui exécute encore régulièrement est le Botswana. L’écrasante majorité des pays qui ont aboli la peine de mort en Afrique l’ont fait après des années ou parfois des décennies de transition politique.

L’expérience gambienne expliquée dans le documentaire illustre clairement comment, après 22 ans de dictature, les autorités démocratiquement élues ont décidé de s’engager dans un large éventail de réformes législatives, incluant celle de l’abolition de la peine de mort.

L’étude et le documentaire démontrent comment la lutte pour l’abolition de la peine de mort en Afrique a mobilisé des acteurs divers comprenant des juges, des avocats, des parlementaires, des syndicalistes et des mouvements de jeunesse. La FIDH, membre de la Coalition mondiale contre la peine de mort (WCADP), et DITSWHANELO réitèrent leur opposition totale à la peine de mort pour tous les crimes.

Contexte

L’étude et le documentaire ont été officiellement lancés le 5 novembre 2017, lors de la 61ème session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) à Banjul, en Gambie.  La table ronde, animée par Mme Alice Mogwe, était basée sur les contributions d’un certain nombre d’acteurs, dont Mme Kayitesi Z. Sylvie, Présidente du Groupe de travail de la CADHP sur la peine de mort et les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires en Afrique.

Parmi les stratégies prévues par le groupe de travail de la CADHP sur la peine de mort pour parvenir à l’abolition continentale, figure l’adoption, par l’Union africaine, d’un protocole portant sur l’abolition de la peine de mort en Afrique. L’adoption d’un tel protocole constituera en fin de compte un autre élément déclencheur de l’abolition du continent, note-telle.

Par GKM

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