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Selembao : Le quartier Camping transformé en décharge publique La population crie au scandale

Agents de ratpk

Les habitants du quartier Kingu, communément appelé quartier Camping, dans la commune Urbano-rurale de Selembao, crient au scandale depuis  que des agents de la Régie d’assainissement et des travaux publics de Kinshasa(RATPK), déversent chaque jour des grande quantités des immondices dans le ravin se situant sur l’avenue Kandolo. Interrogés sur cette situation, certains habitants n’ont pas hésité à s’exprimer. M. Max s’est plaint que des camionnettes de l’Hôtel de ville de Kinshasa déversent chaque jour des tonnes d’ordures dans ces érosions qui environnent leur quartier.

L’acte posé par les agents de RATPK inquiète les habitants qui s’étonnent de cette lutte antiérosive avec des détritus. Jusqu’alors, cette population  ne sait pas exactement quelles sont les raisons  motivant la RATPK à transformer le quartier en poubelle publique.  Pourtant il existe bien à Kinshasa, principalement dans la commune de la N’Sele, un site d’enfouissement techniques de décharges publiques, où on devait déverser tous ces immondices.

Du point de vue des personnes interrogées, le constat est amer car on observe depuis peu la prévalence de certaines maladies auxquelles la population fait face, telles que la fièvre typhoïde, la diarrhée ainsi qu’une atmosphère de plus en plus polluée, ce qui selon ces habitants, serait à la base de problèmes de respiration. Cette gestion calamiteuse des immondices par l’Hôtel de ville à travers le RATPK occasionne plus encore la présence  de mouches et cafards ainsi que d’autres parasites.

L’inefficacité des services de la RATPK était prévisible

Il convient de rappeler que lors du lancement,  par la régie d’assainissement et des travaux publics de Kinshasa, du nouveau projet pour l’assainissement de neuf communes de la ville de Kinshasa en 2016, autrefois pris en charge par le projet PARAU de l’Union Européenne, les avis étaient déjà partagés au sein de la population entre l’efficacité de ce projet et la crédibilité des agents commis pour la protection de la somme versée. Certains bénéficiaires du projet interrogés craignaient que les agents commis à cette tâche, une fois servis, disparaissent dans la nature.

Un projet qui, selon les responsables de cette régie, consistait en la collecte des déchets de porte à porte, des ONG partenaires et des agents des communes concernées, moyennant paiement de cinq mille francs congolais par mois pour chaque parcelle.

Invitant la population à collaborer avec les agents commis à cette tâche pour la réussite de ce projet, Gaëtan Bokolomba Kumu, le directeur chargé de l’assainissement, hygiène et inspection de cette régie de Kinshasa avait seulement assuré que ce projet allait bien marcher, mais il avait aussi assuré que cette somme ne sera perçue qu’à la fin de chaque mois, après services rendus. Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Tous les quartiers de Kinshasa confrontés au même problème

La problématique de la gestion des immondices au quartier Camping n’est malheureusement pas un cas isolé, car presque tous les quartiers de Kinshasa connaissent cette difficulté depuis que le projet de ramassage des déchets de l’Union Européenne a pris fin. Il est donc de la charge des autorités provinciales de faire quelque chose pour sauver la population, qui est exposée à des maladies de tout genre.

Déjà que Camping est l’un des quartiers de Kinshasa où l’accès à l’eau potable a toujours posé problème pour ses  habitants. L’eau ne coule que sur insistance des abonnés qui, craignant la surfacturation, sont obligés à tout moment à débarquer dans les installations de la REGIDESO pour exiger le rétablissement de l’eau potable. A cette situation de pénurie d’eau s’ajoute de  nombreuses têtes d’érosions menaçant le quartier. Du coup, les habitants de cette partie de Kinshasa ne savent plus à quel saint se vouer.

Par T.K

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