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Alors que plusieurs chefs d’Etat participent à ces assises importantes : J. Kabila brille par son absence au Sommet d’Abidjan

sommet d'Abidjan

Outre les problèmes à l’immigration, les discussions portent aussi sur la lutte contre le terrorisme, fléau qui touche de plus en plus le continent africain

La Côte d’Ivoire abrite depuis le mercredi 29 novembre jusqu’à aujourd’hui jeudi le cinquième sommet Union européenne (UE) – Union africaine (UA), qui se penche principalement sur les questions d’immigration et de sécurité, avec pour ambition de donner un meilleur avenir à la jeunesse africaine.

Quelque 83 chefs d’Etat et de gouvernement et 5.000 participants des 55 pays d’Afrique et de 28 pays d’Europe, ainsi que des nations unies et des organisations internationales, étaient  attendus dans la capitale économique ivoirienne Abidjan.

Curieusement, le président congolais, Joseph Kabila,  a préféré briller par son absence à l’ouverture de ces assises abidjanaises. Il s’est fait représenter par le ministre des Affaires Etrangères, Léonard She Okitundu qui risque de passer inaperçu à ces assises auxquelles prennent, entre autres, part le président français Emmanuel Macron, et la chancelière allemande Angela Merkel .

60% de la population africaine a moins de 25 ans

Le Sommet d’Abidjan se tient au momen où le scandale international de la vente de migrants africains comme esclaves en Libye remet sur le devant de la scène la question de l’immigration africaine vers l’Europe.  De passage au Burkina Faso avant se rendre dans la capitale ivoirienne, le président français Emmanuel Macron avait, à ce sujet, annoncé, mardi à Ouagadougou, qu’il proposerait à ces assises « une initiative euro-africaine » pour « frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs » qui exploitent les migrants en Libye, ainsi qu’ « un soutien massif à l’évacuation des personnes en danger » en Libye, qualifiant de « crime contre l’humanité » la vente de migrants comme esclaves.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, avait déjà expressément demandé que cette question soit mise à l’ordre du jour du sommet, tandis que le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, réclame «des mesures urgentes et coordonnées entre les autorités libyennes, l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations unies».

La chef de la diplomatie de l’Union européenne, l’Italienne Federica Mogherini, a qualifié d’ « insupportables » les révélations d’esclavage et de traite d’êtres humains. 60% de la population africaine a moins de 25 ans, et des centaines de milliers de jeunes désespérés par le chômage, la pauvreté et l’absence de perspectives dans leurs pays – en dépit de taux de croissance enviables pour certains d’entre eux – tentent d’émigrer vers l’Europe chaque année.

 Investir dans la jeunesse pour un avenir durable

La population africaine a quasi doublé ces 25 dernières années (1,2 milliard d’habitants actuellement) et devrait encore doubler d’ici 2050, d’après les prévisions de l’ONU. D’où le thème principal officiel du sommet : « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ».

La question de la sécurité et des menaces terroristes devrait aussi être discutée par les chefs d’Etat et de gouvernement, au moment où l’Afrique de l’Ouest notamment connaît depuis quelques années une montée en puissance de groupes jihadistes, d’ailleurs en partie liée à la désespérance de la jeunesse africaine, selon des analystes.

L’UE affiche son soutien au G5 Sahel, un groupe de cinq pays (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad) qui s’efforce de mettre en place une force antijihadiste dans cette région, mais le financement de cette force est encore largement insuffisant. Seule la moitié du budget de cette force a été réuni, bien qu’il ait été divisé par deux, à 240 millions d’euros.

L’Union Européenne en a promis 50. Les chefs d’Etat devraient appeler à une plus grande coopération militaire et des renseignements tout en demandant à chacun (le nord comme le sud) de faire plus d’efforts.

Par YHR

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