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Crise économique en RDC: des entreprises en péril menacées de fermeture

Drapeau-RDCongo

D’autres sociétés tentent pendant ce temps de réduire les effectifs. Cette situation est un corolaire qui démontre les difficultés de lancer les affaires à l’heure actuelle au Congo démocratique où la pauvreté a dépassé le seuil du tolérable et où l’avenir n’augure aucun espoir!

Les conséquences de la crise économique et financière ainsi que l’instabilité politique se font de plus en plus sentir en République Démocratique Congo, où des entreprises ferment les portes tandis que d’autres tentent de réduir leurs effectifs.

Le dernier cas en date est la firme suisse du secteur d’alimentation; Nestlé dont un responsable a annoncé, le week-end dernier, la fermeture d’ici fin janvier 2018 de son usine de Kinshasa. Raisons avancées : la pauvreté, qui a atteint un niveau très inquiétant dans le pays, et l’instabilité politique.

Pour l’heure, Il faut craindre les effets d’entrainement liés à la fermeture de cette firme alimentaire suisse, outre le départ de 120 agents et cadres, les partenariats que Nestlé avait signés avec une entreprise de télécommunications dans le cadre d’un jeu-promo sur son produit «Nido Nutripak» et avec un certain nombre d’artistes comédiens qui continuent jusque-là à faire la promotion de ce produit laitier.

Concernant l’usine de Nestlé de Kinshasa, c’est un marché potentiel de plus de 8 millions d’habitants que cette firme est obligée de quitter d’ici le mois de janvier, pour ne pas parler d’un marché d’environs 80 millions d’habitants pour l’ensemble de la RD Congo.

Cela bien que Nestlé va poursuivre le développement de son modèle économique de distribution par des tiers, selon des précisions fournies par des responsables de la société. Ainsi donc, 120 personnes vont être remerciées, mais qui vont bénéficier de mesures compensatoires plus favorables que celles qui sont prévues par la législation du travail congolaise.

C’est depuis 2009 que la firme Nestlé a ouvert une usine de fabrication des produits Maggi (cubes de bouillon de volailles, et autres) à Kinshasa pour un investissement estimé à 15 millions de francs suisses. Ce groupe international n’a cessé d’enregistrer des pertes, selon les sources.

Secteurs touchés par la fermeture des entreprises

Nestlé n’est pas été la seule entreprise qui ferme ses portes au pays. Bien avant, il y a eu d’autres entreprises, dans les divers secteurs de la vie économique qui ont baissé les rideaux de fer. C’est le cas dans le secteur bancaire, où l’une des banques a fermé dernièrement. Une autre a engagé la procédure de liquidation.

Le secteur de la cimenterie n’est pas hors jeu bien que d’autres usines, relevant des firmes internationales, sont venues s’installer au pays. Et pourtant des anciennes cimenteries locales comme la Cinat (Cimenterie nationale) et autre Cilu (Cimenterie de Lukala) ont du mal à tenir la corde. Si la première cimenterie a disparu, la deuxième se caractérise par l’absence remarquable des produits sur le marché du ciment gris.

Les sociétés brassicoles du pays ne sont pas non plus épargnées. C’est le cas de la Bralima, qui il y a quelques temps, avait fermé certaines de ses représentations à l’intérieur du pays. Cette société a même résilié les contrats qu’elle avait signés avec certaines stars de la musique congolaise dans le cadre de la promotion de ses produits.

On ne peut s’empêcher de citer le départ de certains opérateurs économiques étrangers, qui ne cessent de stoper leurs activités. Le cas des Chinois, qu’il y a peu, avaient envahi les rues de Kinshasa, mêmes de certaines grandes villes du pays, se lançant dans les activités commerciales. A l’heure actuelle, la plupart ont fermé surtout pour des raisons politiques.

Par LKT

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