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Selon l’ONU : La RDC, la Syrie et le Yemen en tête de liste des urgences humanitaires 2018

monusco

Dans un appel de fonds lancé à Genève en Suisse, l’ONU a réclamé $US 22,5 milliards  pour soutenir les personnes touchées par les conflits et les catastrophes dans le monde en 2018. L’enveloppe demandée de l’ordre  de $US 22,5 milliards de dollars est en hausse de 1% par rapport à l’appel lancé pour 2017. Tous les plans de réponse humanitaire portent essentiellement sur des conflits, a précisé M. Lowcock.

Dans ce lot, la RDC, la Syrie et le Yemen sont en tête de liste des urgences humanitaires 2018.  La Syrie devance le Yémen et la République démocratique du Congo (RDC) sur le nombre de personnes qui seront assistées, note le Bureau de Coordination des affaires Humanitaires des Nations Unies(OCHA).

Le conflit syrien, qui dure depuis 2011, reste en effet la tête d’affiche  de l’appel 2018, entre l’aide fournie à l’intérieur du pays (11,2 millions de personnes recevront une assistance) et celle fournie aux réfugiés et communautés qui les accueillent dans les pays limitrophes (5,2 millions de personnes concernées).

Près de $US 3,5 milliards seront destinés aux opérations menées à l’intérieur du pays et plus de 4,1 milliards aux réfugiés dans les Etats voisins. Le Yémen, en proie à la plus grave crise humanitaire au monde, est la deuxième priorité de cet appel : l’ONU demande $US 2,5 milliards  (+7% sur un an) afin de venir en aide à 10,8 millions de personnes vulnérables, soit un peu moins de la moitié des personnes qui ont réellement besoin d’aide dans ce pays.

La situation au Yémen devance celle du Soudan du Sud (1,7 milliards de dollars demandés) auquel il faut ajouter aussi $US 1,5 milliards  pour les réfugiés dans des pays de la région. Mais la RDC affiche l’augmentation la plus importante – 125% – soit 1,6 milliards de dollars pour plus de 13 millions de personnes dans le besoin dont 10,5 millions devant recevoir une aide humanitaire.

Par ailleurs, l’ONU estime que les besoins humanitaires diminueront dans certains pays mais resteront considérables, comme en Afghanistan ($US 430 millions), au Nigeria ($US 1,1 milliard), en Ethiopie ($US 895 millions), en Irak ($US 550 millions), au Mali ($US 255 millions) et en Ukraine ($US 186 millions). En outre, les besoins augmenteront en revanche significativement au Burundi ($US 94,7 millions), au Cameroun ($US 305,7 millions), en Libye ($US 250 millions), en Somalie ($US 1,5 milliard) et au Soudan ($US 1 milliard ).

« Outre le coût humain tragique de la violence, les conflits contraignent souvent les personnes à fuir les leur foyer. Les enfants ne peuvent pas aller à l’école. La guerre perturbe les approvisionnements en vivres et l’accès à l’alimentation », a souligné Mark Lowcock , chef de OCHA.

Les défis  sont immenses

Du côté des catastrophes, l’ONU estime que les sécheresses, les inondations, les ouragans et autres désastres naturelles créeront également des besoins humanitaires. « Certains spécialistes prévoient un risque accru de tremblements de terre en 2018 », ont indiqué les Nations Unies. « Les défis auxquels nous sommes confrontés en 2018 sont immenses.

Avec l’appui des donateurs, nous pouvons être plus efficaces et plus efficients dans la réponse aux besoins de millions de personnes dans le monde », a fait remarquer le chef de l’humanitaire de l’ONU. En 2017, les humanitaires ont atteint plus de civils que jamais auparavant. Des dizaines de millions de personnes ont été assistées, dont des millions de vies sauvées.

Malgré les difficultés liées aux conflits, l’aide a pu être acheminée à un coût de $US 230 en moyenne par personne. Toutefois, les appels humanitaires sont rarement couverts à 100% par les donateurs. A la fin novembre, l’ONU n’avait reçu que $US 13 milliards  sur 22,2 demandés pour 2017.

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