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Réduits à leur plus simple expression : Pas de fête de Noel ni de Bonana pour des Congolais

Préparatifs de noël le 22/12/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le pays va mal. Cette vérité est devenue évidente après maintes démonstrations. S’il est toujours vrai que les Congolais vivent avec moins d’un dollar américain par jour, à en croire l’indice de développement humain publié régulièrement par le Programme des Nations-Unis pour le Développement (PNUD), il n’en demeure pas moins que beaucoup d’autres sont nécessiteux. Ces derniers manquent le strict minimum pour vivre.

Alors que des Shègues, abusivement appelés enfants de la rue, sont officiellement installés dans la rue, beaucoup de Congolais adultes devenus pauvres squattent et vivent de la mendicité. Leur parler de fêtes de quelque nature qu’elle soit, relève d’une chimère.

A l’approche des fêtes de nativité et de la Saint Sylvestre,  les indicateurs politiques et économiques passés au rouge vif, ce n’est pas un euphémisme, laissent croire que comme à l’accoutumée les Congolais continuent de broyer du noir et par conséquent, ils sont exclus des fêtes de la nativité et de Bonana. En effet, une poignée seulement de Congolais exercent un emploi au sein des institutions publiques ou privées. Navrant en plus est le fait qu’ils ont droit à des salaires de misère souvent irrégulièrement versés.

La majorité exclue

Prétendre qu’une minorité seulement de Congolais travaillent, signifie en réalité que la grande majorité de la population capable de travailler, est réduite au chômage, le pays n’étant pas doté d’une politique d’emploi à même de juguler tant soi peu le chômage.

Les Congolais ayant le sens de solidarité en famille, beaucoup tenteront de s’investir dans l’informel et mettre la main à la pate pour trouver ne serait ce qu’un petit sandwich à donner aux leurs les jours de fête. Car la société congolaise considère comme malédiction le fait d’être privé de nourriture les jours de fête.

Le pays va mal suggérons-nous en introduction.  Cette situation est dictée par l’instabilité politique aggravée que traverse le pays, causée surtout par le plus grand commun diviseur qui s’appelle élections, dans la mesure où elles tardent d’être organisées.

Elle a eu des répercussions inexorables au plan économique dont les activités tournent désormais au ralenti et affecte par la suite le social. Dans tout cela c’est le bas peuple qui fait les frais en tirant le diable par la queue.  Les perspectives indiquent malheureusement que l’instabilité politique déplorée a la peau dure.  Rien ne va changer pour autant que celle-ci va demeurer.

En attendant, le peuple congolais sera privé du poulet et du jus à la fin de l’année.  Il n’y aura donc pas fête au vrai sens du mot.

Par GO

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