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Siégeant pourtant au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies : La RDC déçoit ses partenaires !

drapeau congolais

Après avoir obtenu à l’arraché un siège au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, la République Démocratique du Congo avait considéré cette élection comme étant une victoire diplomatique.

Pour cause, la désignation du pays à ce poste a été fortement contestée par les ONGS de défense des droits de l’homme du pays, du fait que certains dérapages sur les droits humains  qu’on y a enregistrés, tels le musèlement de l’opposition, l’étouffement des manifestations publiques, les arrestations arbitraires des manifestants, etc. La non organisation de l’élection présidentielle, conformément à la Constitution du pays, était un autre grief retenu contre cette nation qui voulait à tout prix enlever ledit poste.

Déception

C’est dans ce contexte de crise que la RDC a pu quand même gagner la confiance de certains de ses partenaires en obtenant leurs voix. Ces derniers, qui avaient fait confiance à cette candidature, pensaient certainement voir ce pays s’améliorer sur le plan des droits de l’homme. Car en siégeant au Conseil des Nations Unies des Droits de l’homme, il y a donc des principes à suivre dans le but de ne pas mettre à mal les droits de la personne humaine.

Malheureusement, malgré le siège occupé au sein de ce Conseil, la RDC déçoit les partenaires qui l’y ont élue. Rien n’a changé dans le pays concernant par exemple la liberté de manifester pacifiquement.

Toutes les manifestations pacifiques annoncées par les politiques, la société civile, les mouvements citoyens sont interdites par le gouvernorat provincial de la ville de Kinshasa, notamment pour des raisons sécuritaires. Et ceux qui essayent de contester la décision de l’autorité urbaine trouvent des militaires sur leur chemin et le dénouement fini toujours par la mort d’hommes.

Le dernier spectre de la violence vécu à Kinshasa, la capitale de la RDC, a eu lieu  lors de la marche pacifique initiée par le Comité Laïc de Coordination de l’Eglise catholique (CLC) réclamant également la « libération du peuple Congolais » et le respect de l’Accord de la Saint Sylvestre, signé le 31 décembre 2016. Une manifestation qui a été réprimée jusqu’à faire couler le sang des citoyens congolais.

Et les bilans avancés par respectivement par la Mission d’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), le Gouvernement, les associations nationales et les politiques divergents. Entretemps, les photos de personnes tombées sous les balles font déjà le tour du monde dans les réseaux sociaux. Et pourtant, la Constitution stipule dans son article 26 : « La liberté de manifestation est garantie ».

Une politique de terreur

Si déjà les mouvements pacifiques n’enchantent pas le pouvoir en place, cela constitue un message clair de la part de Kinshasa, qu’il ne partage nullement les valeurs prônées par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, dont il est membre, possédant un siège.

Désormais, au regard de la réalité, la RDC s’est lancée sur la voie de l’arbitraire, de la dictature, de l’oppression, de la pensée unique… Ainsi, les observateurs avertis se demandent le rôle que compte jouer ce pays au sein de ce Conseil des Nations Unies, voient qu’il ne prêche pas par l’exemple sur son propre territoire, alors qu’il vient de semer une politique de terreur.

Il convient de signifier que l’on ne peut que craindre d’autres cycles de violence dans le pays, tant que le Gouvernement cherche toujours à opprimer la liberté d’un plus grand nombre aspirant à un réel changement pour le bien-être de tous les Congolais.

Par TSM

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