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Inégalités et injustices sociales dans le monde : Les gouvernements invités à prendre des mesures pour faire bénéficier les économies à tous

oxfam winnie byanyima

 Une interpellation de l’Oxfam international dans son nouveau rapport intitulé «Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent»

C’est dans le souci de mettre un terme à la crise des inégalités et des injustices qu’Oxfam international a montré, dans son nouveau rapport intitulé « Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent», comment le système économique mondial permet à une élite fortunée «d’accumuler d’immenses richesses», tandis que des centaines de millions de personnes peinent à survivre avec un salaire de misère.

Ce nouveau rapport publié à la veille du Forum économique mondial qui rassembler  le gotha du monde politique et des affaires à Davos, en Suisse depuis lundi le 22 jusqu’au vendredi le 26 janvier, précise  les principaux facteurs qui contribuent à accroitre les rémunérations des actionnaires et des dirigeants d’entreprises au détriment du salaire et des conditions de travail : l’érosion des droits des travailleurs, l’influence excessive des grandes entreprises sur les politiques publiques et la constante volonté des entreprises de réduire au minimum les coûts pour maximiser les dividendes des actionnaires.

Le  boom des milliardaires : symptôme d’un système économique défaillant

Selon   Winnie Byanyima, Directrice générale d’Oxfam international, «  le boom des milliardaires n’est pas le signe d’une économie florissante, mais le symptôme d’un système économique défaillant. Les personnes qui fabriquent nos vêtements, assemblent nos téléphones et cultivent notre nourriture sont exploitées pour assurer un approvisionnement continu de produits bon marché et grossir les profits des multinationales et de leurs milliardaires ».

En d’autres termes selon la Directrice générale d’Oxfam international, ces travailleurs se trouvent souvent au bas de l’échelle. Partout dans le monde, les femmes gagnent systématiquement moins que les hommes et occupent généralement les types d’emplois les moins rémunérés et les plus précaires dont 9 milliards sur 10 sont des hommes.

les Gouvernements du monde appelés à prendre certaines mesures

Toujours dans le cadre de lutter contre ces inégalités, Oxfam appelle les gouvernements à prendre certaines mesures afin que les économies  bénéficient à toutes et à tous, et non à quelques privilégiés seulement. Il s’agit essentiellement de :

Limiter la rémunération des actionnaires et des dirigeants d’entreprise et de garantir aux travailleurs un salaire minimum vital, permettant une qualité de vie décente ; éliminer l’écart salarial entre les femmes et les hommes et protéger les droits des travailleuses pour lesquels, selon cette étude, il faudra 217 ans pour parvenir à l’égalité de rémunération et des chances professionnelles entre les hommes et les femmes au rythme  où vont les choses ; faire également en sorte que les riches paient leur juste part d’impôt en augmentant leur taux d’imposition, en renforçant les mesures de lutte contre l’évasion fiscale et en accroissant les dépenses dans les services publics, comme la santé et l’éducation.

Il convient de rappeler qu’Oxfam international est une confédération de 20 organisations qui, dans le cadre d’un mouvement mondial pour le changement, travaillent en réseau dans plus de 90 pays à la construction d’un avenir libéré de l’injustice qu’est la pauvreté. Cette confédération estime que pour mettre fin à ces inégalités, il est indispensable de construire l’économie autour des citoyens et citoyennes ordinaires et non des puissants.

C’est à dire que la façon dont l’économie est structurée n’est pas une fatalité, d’où il faut créer une économie centrée sur l’humain et qui place au premier plan les intérêts de la main-d’œuvre ordinaire et des petits producteurs et petites productrices de denrées alimentaires. Ce type d’économie, poursuit Oxfam, pourrait mettre fin aux inégalités extrêmes tout en préservant l’avenir de notre planète.

Combattre la pauvreté et les richesses en même-temps

Pour José Barahona le Directeur pays d’Oxfam en République Démocratique du Congo, le souci d’Oxfam dans cette étude est de lutter non seulement contre la pauvreté,  mais aussi les richesses. Comment expliquez-vous par exemple que les richesses générées l’année dernière, 82% aient profité aux 1% les plus riches de la population mondiale, alors que les 3,7 milliards de personnes qui forment la moitié la plus pauvre de la planète n’en ont rien vu ?

S’est demandé José Barahona en insistant sur le fait que les chefs d’Etats qui prennent part à ce forum puissent s’impliquer.

Par Thony Kambila

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