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28 mesures d’urgence prises par la RDC expliquées aux opérateurs économiques

ModesteBahati.

Face au ralentissement de la croissance due à la chute des matières premières sur le marché mondial
C’est le ministre de l’Economie Nationale Modeste Bahati Lukwebo qui a expliqué ces mesures à la FEC et aux autres partenaires du secteur privé. Ces derniers ont promis de transmettre leurs observations au cours d’une autre rencontre prévue ce vendredi à l’hôtel du Gouvernement

Préoccupé par l’impact négatif de la baisse des cours des principaux produits de base exportés par la RDC sur l’économie du pays à l’instar de bien d’autres nations de l’Afrique sub-saharienne, le Gouvernement congolais, avec l’aval du Chef de l’Etat, a initié 28 mesures économiques d’urgence pour stabiliser et relancer l’économie nationale.

Le contenu de ces mesures importantes vient d’être porté à la connaissance de la Fédération des Entreprises du Congo et d’autres partenaires du secteur privé, au cours d’une réunion tenue hier mercredi par le ministre de l’Economie Nationale, le professeur Modeste Bahati Lukwebo.

La réunion qui s’inscrit dans le cadre de la vulgarisation des 28 mesures d’urgence a également connu la présence du ministre des Finances, M. Henri Yav Mulang, de Mme Louise Munga Mesozi, ministre du Portefeuille, de Mme Ernestine Nyoka Kayiba, Vice-ministre du Budget, du Vice-Gouverneur de la Banque Centrale, M. Jules Bondombe Assango, et de M. Albert Yuma, président de la FEC.

Après avoir réceptionné le document reprenant les 28 mesures économiques sur lesquelles le Gouvernement compte pour stabiliser et relancer l’économie, le président de la FEC a, au nom de tous les partenaires du secteur privé, salué l’initiative des autorités congolaises.

Albert Yuma a aussi promis l’implication de tous ces partenaires du secteur privé pour la réussite de ces mesures.

C’est dans ce cadre que ces partenaires du Gouvernement ont promis d’apporter leurs observations sur lesdites mesures au cours d’une autre réunion prévue ce vendredi 04 mars à l’immeuble du Gouvernement.

Dans la note introductive accompagnant ces mesures, il est spécifié que celles-ci seront mises en œuvre dans une approche bidimensionnelle caractérisée d’une part par l’application des actions correctives visant à stabiliser la situation économique, et d’autre part par des initiatives prospectives ayant l’ambition d’exploiter les secteurs économiques porteurs, dans le but d’apporter des revenus nouveaux et substantiels à l’Etat et d’amorcer le processus de diversification de l’économie nationale.

Quant à l’exécution de ces mesures, elle se fera sur trois axes, notamment l’augmentation des ressources financières, la rationalisation et l’encadrement de la qualité de la dépense, et la mise en œuvre des réformes structurelles à impact rapide.

Aussi, pour garantir une mise en œuvre efficace de ces différentes mesures, il faut définir au préalable une période de deux ou trois ans pendant laquelle ces mesures doivent être appliquées, établir un comité de pilotage de haut niveau, mettre en place une  » Task Force « , équipé qualifiée pour le suivi et l’évaluation de l’exécution de ces mesures, et définir le mode de collaboration ainsi que les rôles entre la Task Force et la Troïka stratégique du Gouvernement, le Gouvernement, et le Comité de pilotage pendant la période d’exécution de ces mesures.

Voici les 28 mesures d’urgence
Les 28 mesures d’urgence portent notamment sur :

1) la lutte contre la fraude fiscale, douanière dans les secteurs économiques, des télécommunications et des transports ;

2) l’évaluation de la réforme d’institution de la TVA ;
3) la diversification de la production minière en s’appuyant sur les minerais polymétalliques de la région de l’Est (cassitérite, coltan, wolfram), l’or et les terres rares ; 4) le contrôle de la qualité et de la hauteur des investissements réalisés ou en cours de réalisation dans le secteur minier ;
5) la maximisation des ressources internes et externes ;
6) la mise en œuvre de la mesure de performance pour renforcer l’efficacité des agents du fisc et des douanes ainsi que renforcer les sanctions positives et négatives à l’égard de ces agents et opérateurs économiques ;

7) le recouvrement de l’IPR à charge des membres des institutions publiques nationales et provinciales et sur les rémunérations du personnel des entreprises et établissements publics ;
8) le renforcement des contrôles dans les postes frontaliers pour limiter l’exportation illégale des billets de banque et des matières précieuses ;

9) le renforcement et l’encadrement de la fiscalité et la parafiscalité forestière ;
10) la réduction du train de vie des institutions publiques y compris l’encadrement et la rationnalisation des dépenses publiques ;

11) la relance des travaux d’infrastructures et des équipements ;
12) le relèvement du niveau des dépenses d’investissements et de leur taux d’exécution ;
13) l’encadrement et l’appui financier et technique des PME et PMI ;
14) l’évaluation et la poursuite de la réforme des entreprises du Portefeuille ;
15) la création des banques spécialisées telles que banque agricole, banque de crédit immobilier y compris la recapitalisation de la CADECO et de la SOFIDE et la transformation du FPI en banque d’investissements industriels ;

16) l’assouplissement des conditions d’émission des garanties souveraines ;
17) la création de trois zones économiques spéciales y compris l’intensification de la production agricole ;
18) l’accélération du processus de mise en place de l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances ;
19) la poursuite des réunions du Cadre Permanent de Concertation Economique (CPCE) ;
20) le respect rigoureux des procédures de passation des marchés publics par la redynamisation de l’ARMP ;
21) la poursuite de l’installation des compteurs à prépaiement pour le recouvrement des factures de consommation d’énergie électrique ;
22) le financement du programme d’électrification rurale ;
23) la relance des activités touristiques ;
24) la mise sur pied d’un train de mesures incitatives en faveur du secteur privé ;
25) la constitution d’un Fonds destiné au financement des études de différents projets à exécuter entre 2016 et 2020 ;
26) l’accélération de l’examen de la loi sur le partenariat Public – Privé (BOT) ;
27) la mobilisation et la canalisation des ressources extérieures ;
28) la certification des réserves minières et des hydrocarbures.
Les détails dans nos prochaines éditions.

Par DMK.

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