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A l’issue des vacances entrecoupées par la session extraordinaire de janvier : La session parlementaire de mars 2018 démarre ce jeudi

Les membres du bureau de l’Assemblée nationale au palais du peuple à Kinshasa, le 31/05/2017 lors de la présentation du budget 2017 par le Premier ministre, Bruno Tshibala. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Députés et sénateurs appelés à présenter la situation chaotique de leurs fiefs respectifs dans leurs rapports des vacances et de sommer le Gouvernement d’y remédier sans délai

Les députés nationaux et les sénateurs vont reprendre, ce jeudi 15 mars, le chemin du Palais du Peuple, siège du Parlement. cela, après des vacances parlementaires débutées le 15 décembre 2017, mais entrecoupées par les travaux de la session parlementaire extraordinaire de janvier dernier, pendant laquelle la révision du Code minier a été finalisée.

Ces élus nationaux seront ainsi invités à prendre part à la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire ordinaire de mars 2018 qui, à coup sûr, sera organisée par le Bureau de chacune de leurs chambres respectives. Trois mois durant, les parlementaires vont s’appesantir sur de diverses questions, comme l’examen et l’adoption de nouvelles matières législatives et des arriérés législatifs, le contrôle parlementaire, etc.

Pour leur part, les observateurs souhaitent voir les élus relever, non seulement dans leurs rapports de vacances, mais aussi dans leurs initiatives de contrôle parlementaire, des faits liés à l’insécurité généralisée prévalant à travers toute l’étendue du territoire de la République Démocratique du Congo et, surtout, de formuler des recommandations sommant le Gouvernement de trouver des voies et moyens de mettre fin à ce climat délétère.

Enlèvements avec demande de rançon au Kasaï Central, massacres de la population civile dans la partie Est du pays, tension entre les propriétaires des vaches venus de l’Est et la population autochtone du parc de Bukanga Lonzo… telles sont les caractéristiques de ce climat macabre qui risque de dégénérer, s’il n’est pas bien géré.

Sous cet angle, il apparaît très clairement que le régime politique appliqué en RD Congo ne permet pas aux députés nationaux et sénateurs d’avoir des éclaircissements sur des problèmes importants du pays auprès du Président de la République car, ce dernier n’est pas responsable devant le Parlement.

Il s’avère donc nécessaire qu’après cette législature, les parlementaires pensent à repenser la Constitution en vigueur afin d’instituer un régime qui n’accorde pas trop de pouvoirs au Chef de l’Etat.

Marcel Tshishiku

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