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Après une année d’absence sur l’échiquier international : Le taekwondo de la RDC rebondit à l’Open de Tunis

Me Alain Badiashile Kayatshi, président de la Fédération congolaise de taekwondo 

Alain Badiashile Kayatshi se dit victime de « gens de mauvaise foi »

Les taekwondo-ins de la République démocratique du Congo n’étaient pas sortis du pays tout au long de la saison écoulée. En ce début de 2018, grâce aux fonds propres, les Léopards ont participé dernièrement à l’Open international de Tunis. Et, Bingo ! Trois médailles de glaner dont deux en or et une bronze. Président de la fédération congolaise de cet art martial d’origine coréenne, Me Alain Badiashile Kayatshi fait l’évaluation de cette sortie combien fructueuse et accuse.

–    Quid de l’open international de Tunis ?

–    Alain Badiashile : « Il s’est agi d’un tournoi qualificatif par rapport à la filière Ranking. Cet open international de  taekwondo compte pour les points qu’on glane de manière à atteindre un certain seuil et se qualifier d’office pour les championnats du monde, les Jeux Olympiques, le Grand-Prix qui est aussi une des activités –phare de la Fédération internationale de taekwondo.

Au niveau du Grand-Prix, on est entrain de professionnaliser les choses. On donne des prix en argent par rapport aux 4 premières positions. De gros montants. Quand on est médaillé d’or, on peut se tirer facilement avec 50.000 $, le deuxième 30.000, le troisième 10.000. Au niveau de Tunis, il s’agissait de cet open-là qui compte pour ces échéances.

Et là, nous avons réalisé un grand coup, un come-back avec un retentissement particulier parce que nous avons glané deux médailles d’or, une médaille de bronze et, il faut le dire, sous financement propre. Je ne pouvais pas évacuer une trentaine d’athlètes. Si je l’avais fait, je crois que le nombre de médailles gagnés aurait été plus grand ».

–    Pourquoi une année d’absence sur la scène internationale ?

–    Alain Badiashile : « Ce sont des gens de mauvaise foi qui veulent enterrer le taekwondo puisque son président travaille correctement, convenablement. Ses ambitions dérangent  et, pour mettre fin à sa carrière, il faut lui couper l’herbe aux pieds en boycottant sa discipline.

C’est une perte de temps. J’aime ma carrière qui ne dépend pas de la volonté des autres. C’est d’abord par rapport à ceux qui m’apprécient. Et, je ne suis pas apprécié seulement sur le plan national, je suis apprécié sur le plan international où je suis élu, réélu quelques fois sans être présent.

C’est juste grâce à ce savoir-faire que mes pairs africains, mes pairs sur le plan mondial, me renouvellent leur confiance. Nul n’est prophète chez lui, c’est la seule raison d’expliquer les choses. Ce sont des gens de mauvaise foi. Je suis opérateur sportif, je ne suis pas un politicien. Ces gens ne peuvent se trouver que dans le milieu où j’évolue. Ce n’est, en tout cas, pas mon épouse ».

–    Peut-on alors affirmé qu’il n’y a plus de pesanteurs sur le taekwondo congolais ?

–    Alain Badiashile : « Non, les pesanteurs existent. C’est sur fonds propres que la délégation congolaise a fait le déplacement  de Tunis. Mais, on a un ministre consciencieux qui a su observer la situation et qui a pris le taureau par les cornes. Il a décidé  de s’impliquer personnellement pour soutenir  cette fédération qui travaille bien ».

–    Quelles sont aujourd’hui les relations  entre la fédération de taekwondo et le Comité olympique congolais ?

–    Alain Badiashile : « Les relations sont bonnes apparemment. Moi, je m’occupe de ma boutique. Je ne sais pas ce qui se passe au Comité olympique congolais. Le taekwondo est une discipline  qui prend de l’ampleur, de l’envergure sur le plan international, qui polarise l’attention des opérateurs sportifs, des décideurs du mouvement sportif international.

A deux reprises, le taekwondo a été  sacré l’une des meilleures disciplines congolaises des Jeux Olympiques, c’est une discipline d’avenir. Aux autorités, je demande d’avoir un regard positif, bienveillant sur cette discipline pour finalement donner de l’espoir à notre jeunesse qui représente près de 80 pourcent de la population ».

–     Après Tunis, c’est quoi le prochain cap ?

–    Alain Badiashile : « Le prochain cap, c’est le Maroc à la fin du mois. Et nous allons rentrer au mois d’avril en Tunisie. Cette fois-là à Hammamet pour les championnats d’Afrique senior, les championnats du monde, les championnats d’Afrique junior ».

Par JC Lomboto

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