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L’audit du fichier électoral réclamé

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Les protagonistes de cette idée soupçonnent la CENI de dissimuler des germes de fraude dans ce document

La publication, vendredi 6 avril, du fichier électoral par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a suscité beaucoup de remous au sein de l’opinion. Plusieurs voix se  lèvent pour réclamer l’audit de ce document tant attendu par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, en vue d’élaborer le projet de loi sur la répartition des sièges, à  déposer au Parlement de la République pour examen et adoption.

Selon un sondage réalisé par Radio Okapi, 80% de personnes interrogées, soit 661 sur un total de 824 participants, indiquent que le fichier électoral devrait être audité par des experts externes ; 11%, soit 98, souhaitent que les parties prenantes puissent dialoguer sur cette question, tandis que 9% seulement invitent les parties prenantes à faire confiance à la CENI, en acceptant le fichier électoral tel que publié.

Dans un entretien avec la presse, le député national Laurent Batumona, président national du  Mouvement de Solidarité pour le Changement (MSC), un parti de l’Opposition politique, a expliqué que la CENI n’a pas terminé le travail de toilettage.

L’élu du peuple a, par conséquent, appelé  le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, à instituer une commission parlementaire chargée d’auditer ce fichier, avant l’examen du projet de loi sur la répartition des sièges par les deux chambres du Parlement, à savoir le Sénat et l’Assemblée nationale.

Une fois de plus, les observateurs assistent à un deuxième désaccord entre l’opinion et la CENI, soutenue par la Majorité Présidentielle (MP), après celui relatif à l’utilisation de la machine à voter dans les élections de décembre 2018. D’ores et déjà, un membre influent de cette plateforme politique a rejeté, dimanche dernier, l’idée de l’audit externe du fichier électoral.

De l’avis de cet acteur politique, cette idée n’est pas admissible, car elle n’est pas prévue dans la loi électorale en vigueur. A en croire des analystes avertis, le rejet de l’audit par la plateforme politique chère à Joseph Kabila est de nature à compromettre la transparence dans le processus électoral et à accréditer la thèse selon laquelle ce document revêt des germes de fraudes qui vont favoriser les candidats de la MP lors de prochaines élections.

Pour mettre fin à ces soupçons et contribuer à la tenue des élections transparentes, apaisées et crédibles, la MP ferait mieux d’œuvrer pour un déroulement harmonieux de l’audit tel que réclamé par l’opinion.

Par Marcel Tshishiku

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