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Assemblée Nationale : Le ministre Joseph Kapika a expliqué les dispositions pour maîtriser la Flambée des prix

Joseph Kapika

Le ministre de l’Economie Nationale a expliqué, mercredi 11 avril, qu’en vertu de l’Ordonnance-Loi n°83-026 du 12 septembre 1983, les prix de vente des produits et services sont librement fixés par ceux qui en font l’offre et ne sont pas soumis à l’homologation préalable.

Joseph Kapika a fourni ces explications aux députés nationaux lors d’une séance plénière de l’Assemblée Nationale, posée par le député national Serge Mayamba Massaka sur la flambée des prix des denrées de première nécessité en RD du Congo.

Il a précisé qu’après fixation, les prix sont ensuite communiqués, avec tout le dossier y afférent, au ministre de l’Economie Nationale pour un contrôle a posteriori, conformément au principe de libéralisme économique qui reconnaît au Gouvernement le droit de jouer un rôle de régulateur de marché, en fixant les marges bénéficiaires auxquelles les offreurs peuvent prétendre.

S’agissant des dispositions pour contraindre les opérateurs économiques au respect de la loi et des instructions officielles, le ministre a évoqué l’existence du cadre de concertation permanent dénommé « Comité de Suivi des Prix des Produits de Première Nécessité ». Ce cadre regroupe les opérateurs économiques, les associations patronales et les associations de protection des consommateurs.

Puis, Joseph Kapika a explicité la surveillance des marchés par des agents du ministère pour un contrôle de routine visant à rechercher et constater des infractions. Troisièmement, il a donné des détails sur le contrôle économique effectué une fois l’an, lorsque les circonstances l’exigent, avant de décrire  les dispositions contraignantes du Décret-loi du 20 mars 1961 relatif aux prix.

Augmentation des prix des pains

Pour être plus précis, Joseph Kapika s’est appesanti sur la problématique de l’augmentation du prix des pains dans la ville de Kinshasa. Il a rappelé les efforts fournis à ce sujet afin «d’étouffer » surseoir à cette hausse, « pour des raisons sécuritaires ».

« Par ailleurs, étant donné que la raison évoquée par les sociétés de panification pour justifier ces augmentations était la hausse du prix de farine de froment…, j’ai convié… les producteurs locaux de farine de froment, à une réunion au cours de laquelle je les avais instruits de communiquer au ministère leurs structures des prix, leurs stocks, leurs circuits d’approvisionnements et de distribution ainsi que les listes de leurs clients », a affirmé le ministre.

Et d’ajouter : « Concernant l’augmentation du prix du sac de farine de froment, il s’est agi, selon la MIDEMA, d’un réajustement opéré à la suite des pertes et manques à gagner enregistrés après la révision à la baisse en 2016 de prix de son sac de farine de froment à cause de la concurrence liée à l’importation frauduleuse et massive de ce produit réalisée par les opérateurs économiques véreux. »

Pour conclure, Joseph Kapika a indiqué que, comme pour le secteur de panification, les inspecteurs économiques du ministère sont à pied d’œuvre pour examiner les structures des prix déjà communiqués par les producteurs locaux de farine de froment.

Sanctionner le « trop perçu »

Appelé à ouvrir le débat, l’initiateur de la question orale a tenu à connaître l’usage que le ministre fait des structures des monopoles des prix des denrées. Pour sa part, la députée Geneviève Inagosi a demandé si l’Administration du ministère de l’Economie fait convenablement son travail et exigé des explications sur les dispositions prises par le ministre pour remédier aux tracasseries dont les opérateurs sont victimes.

Félicitant Joseph Kapika pour avoir mis aux arrêts le directeur général de la Société Générale des Pains, communément appelée « Pains Victoire », le député Mayo Mambeke lui a demandé d’être vigilant, car il a été floué.

Son collègue Antoine Zangi a invité le ministre à sanctionner le phénomène de « trop perçu ». De son avis, ladite société a vendu, deux jours durant, un pain à trois cents francs congolais, au lieu de deux cents. Ils doivent ainsi vendre le même pain à cent franc congolais pendant deux jours.

Tout compte fait, le ministre Joseph Kapika a sollicité et obtenu un délai de 48 heures pour réunir les éléments de réponse aux préoccupations des députés nationaux.

Par Marcel Tshishiku

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