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Selon Jeune Afrique : Affaire mercenaires de Katumbi : des dates contradictoires sur le recrutement

Moïse Katumbi

C’est un véritable pavé dans la marre, depuis lundi 9 avril, avec les révélations de « Jeune Afrique », en rapport avec l’Affaire des mercenaires au Katanga fixée à l’audience publique  du 27 juin à la Cour suprême de justice. Ce magazine  relève des contradictions dans les documents relatifs au dossier qu’il a pu analyser. La justice et les services de renseignements, d’après cette source, ne présentent pas la même période au cours de laquelle l’infraction a été commise par Moïse Katumbi Chapwe.

La « présence » de mercenaires autour de l’ancien gouverneur du Katanga remonterait « à partir de novembre 2015 », selon le rapport d’enquête datant   de décembre 2016, pendant que l’un des destinataires du document confidentiel, le  Parquet, situe les faits à partir de 2014. Et à cette époque, le principal accusé est encore à la tête de l’ex Katanga où il est bien en intelligence avec le PPRD entrain de vanter les mérites du pouvoir en place qui le répugne à mille lieues aujourd’hui.

Plus de doute, la Cour suprême de justice a fixé, à la suite de la requête lui adressée le 16 mars dernier par le PGR, la date de l’audience publique sur l’Affaire des mercenaires au Katanga. L’ancien Gouverneur de l’ex Katanga et d’autres Congolais accusés ainsi que l’Américain Lewis Darryl sont concernés par ce feuilleton judiciaire.

Il est ainsi reproché à Moïse Katumbi Chapwe d’avoir, au courant de la période allant de 2014 à 2016, levé ou fait lever des troupes armées, engagé ou enrôlé, fait engager, enrôler des soldats et leur avoir fourni des armes et munitions sans ordre ni autorisation du gouvernement.

Pour les co-accusés, les uns ont maille avec la justice pour avoir aidé les étrangers recherchés à régulariser frauduleusement leur séjour en RDC, tandis qu’il est reproché à l’ Américain du groupe d’avoir invité frauduleusement des étrangers à renverser le pouvoir établi sans l’autorisation du Gouvernement sous prétexte de venir investir en RDC.

Lewis Darryl a, d’après les informations brandies à son sujet, séjourné à Lubumbashi sous prétexte des études sur l’agriculture. Ancien militaire de l’armée américaine, il est aussi présenté comme membre du réseau  Black water security et travaillait pour le compte de « Jones Group international ».

Le document des services intitulé « Rapport d’enquête  actualisé sur le recrutement des mercenaires par le sieur Katumbi Chapwe Moïse », adressé à plusieurs autorités, indique avoir établi les acteurs, le centre d’entrainement des tireurs d’élite et la chronologie de l’exécution d’une planification de renversement des institutions.

Ce document, d’après « Jeune Afrique », met en exergue les éléments constitutifs d’atteinte à la sûreté de l’Etat, les preuves étayées d’un complot contre l’intégrité physique et la vie de Joseph Kabila ainsi que les menaces de soulèvement populaire à partir de l’étranger.

Les avocats de Moïse Katumbi ont eu l’occasion de déplorer la transmission du dossier de leur client à la Cour suprême de justice qui n’est plus son juge naturel depuis sa démission de la province de l’ex Katanga en date du 29 septembre 2015. Le juger à cette instance avec les infractions du genre atteinte à la sûreté, le conduirait à une condamnation sans possibilité de recours.

Ils ont eu aussi l’opportunité de déplorer la période allant  de 2014 à 2016 prise en compte dans ce dossier au niveau de la justice au moment où JA n’avait pas encore mis à la disposition de ses lecteurs le rapport des services.

Par MKM

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