..."/>

Udps, Mlc, Unc, G7, Ensemble… : Oui à l’audit du fichier électoral, non à la machine à voter

kamerhe felix et bazaïba pierre Lumbi

L’Udps, le Mlc, l’Unc, le G7, Ensemble… rejettent la machine à voter et exigent l’audit du fichier électoral. Cette résolution a été prise hier mercredi 11 avril 2018 au siège du Mouvement Liberal du Congo (MLC) dans la commune de la Gombe à Kinshasa.

A cette même occasion, ces partis et plateformes politiques ont exprimé leur profonde préoccupation face à l’attitude désinvolte de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dans la gestion du processus électoral.

En effet, la Ceni affirme avoir enrôlé 46.542.289 électeurs, radié 5.381.763 doublons et 902.290 mineurs, ce qui donne en réalité 40.258.236 électeurs consolidés.  Cependant elle a affiché des chiffres manifestement et intentionnellement inexacts de 40.287.387, soit un gap de 29.151 électeurs.

Ce qui dénote le caractère peu sérieux du travail de la CENI ; le nombre excessivement élevé de doublons détectés et l’enrôlement irresponsable des bébés et enfants dénote d’une tentative de tricherie en amont, ce qui constitue des actes inciviques et susceptibles des poursuites judicaires.  Face à ces dérives dans les opérations d’enrôlement de nettoyage et consolidation du fichier électoral, l’audit du fichier électoral et du serveur central s’impose.

Il sera suivi de la publication des radiés et des mineurs enrôlés par circonscription, l’annulation et le retrait des cartes invalidées, afin d’éviter toute exploitation ultérieure lors du vote. L’opposition politique congolaise prend acte de la position officielle du Gouvernement Coréen et de la Commission électorale Coréenne qui relèvent les risques de fraude à grande échelle liés à l’utilisation de la  machine à voter proposée par l’entreprise Miru system.

Le gouvernement Coréen s’étant désolidarisé de cette entreprise, elle réitère son rejet de la machine et insiste auprès de la Ceni sur l’urgence de l’abandon de ce projet porteur de germes de conflits, et invite par ailleurs le gouvernement Coréen de faire annuler le contrat liant l’entreprise Miru à la Ceni, car conclu sur fond de graves suspicions de corruption.

Elle demande instamment aussi aux USA et aux pays occidentaux et à la République de Corée de bloquer les comptes de l’entreprise Miru system pour transaction illicite.  L’opposition politique Congolaise dénonce le détournement qui caractérise la commande des machines à voter car, il n’existe aucune ligne budgétaire dans la loi des finances de l’exercice 2018, relative à l’achat des machines à voter.

Cette famille politique invite le procureur général de la République à ouvrir une information judiciaire d’autant plus qu’une machine qui coute en réalité 400 dollars est achetée par la Ceni  à 1500 dollars la pièce, fait reconnu par le président de la Ceni.

Le regroupement politique   prend acte du retrait du soutien technique à la Ceni sur la question de la machine à voter par l’Association Mondiale des Organes de Gestion des Elections (A-WEB) ; face à ce développement alarmant, elle s’étonne de l’entêtement de la Ceni et rappelle que l’utilisation de la machine à voter viole les textes légaux.

Par Julie Muadi

*

*

Monter

Login

Lost your password?