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Réflexion sur la relance du karaté en RDC : Vers la création d’un conseil des sages

Après le premier rendez-vous tenu sur l’avenue Oswhe, les anciens responsables de la Fédération congolaise de karaté associés aux grands maîtres et professeurs de cet art martial de la place kinoise se sont retrouvés le dimanche dernier, cette fois, sur Badjoko dans le quartier Matonge et ont convenu de mettre sur pied une sorte de conseil des sages. Une structure à qui reviendra la tâche de donner des orientations aux gestionnaires au quotidien de la discipline.

La particularité du dimanche 15 avril denier est que la réunion avait été demandée par le président en fonction du comité exécutif de la FEKACO. Après quelques tergiversations, monsieur Flungu a rehaussé de sa présence cette assemblée informelle de diagnostic du malade karaté congolais.

Présence aussi remarquée, celle de maître Lubaki Lwa Ngolo, le dernier numéro 1 de l’association nationale de karaté qui réunissait, jusque 1987, le shotokan et le taekwondo, sous le label Fezakat. À côté d’Edouard Kiaku Mbuta, Guy Diomi, Al Kitenge et surtout de Me Teddy Ndoto, le créateur du style shokando.

Une fois de plus, les maux qui rongent ce sport de combat qui, jadis, était la discipline sportive la plus populaire après le football en République démocratique du Congo, ont été évoqués. Une fédération dont le comité exécutif n’était plus constitué que de deux membres et qui, donc, était démissionnaire mais a continué à diriger l’entité, l’absence d’une direction technique et de directeur technique, la disparition des clubs, ces grandes écoles dont la rivalité alimentait jadis la chronique et attirait de grandes masses aux combats de karaté, l’absence de licences qui identifient le compétiteur au niveau tant national qu’international, le refus de contribuer financièrement et de cotiser pour l’essor de la discipline, et tutti quanti.

Il a été également déclaré que la direction des affaires  du comité Flungu a été trop autoritaire voire dictatoriale, le président de la FECOKA prenant seul les décisions sans se référer à ses collaborateurs du reste absentéistes…jusqu’à la passation des ceintures noires.

La remontée de la discipline exige une thérapeutique de choc, les remèdes ont été proposés. Cependant, il fallait formaliser le cadre à qui reviendra la mission de dessiner les contours de la cure de cheval à administrer au grand malade qu’est le karaté congolais. C’est ainsi qu’est née l’idée de la mise en place d’un conseil des sages.

Ce dernier réunira les anciens dirigeants, les grands maîtres et les personnes ressources qui soumettront leurs conclusions aux animateurs du  comité exécutif sorti de l’assemblée générale élective prévue au mois de mai.

Comme à la première concertation initiée par Maître José Bongoma Tshuku, l’Association sportive des arts martiaux et sports de combat (ASSOSACO) a procédé, par l’entremise de Me Kande, son président, à la remise de kimonos à deux personnalités ayant contribué à l’essor du karaté de la RDC : Lubaki Lwa Ngolo, ancien président de la FEZAKAT, et Endubu Agostino, secrétaire honoraire de la fédération nationale.

Par JC Lomboto

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