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Réclamée de plus en plus par les provinces : La rétrocession de 40% de nouveau au centre des débats

gouverneurs des provinces

C’est la reprise du cours des matières premières au niveau international qui motive les réclamations des gouverneurs de ces fonds, même si l’utilisation de cet argent pose problème dans certaines entités administratives, comme celle de Kinshasa!

Les gouverneurs de provinces viennent de monter au créneau, ces derniers jours, pour réclamer, tous à l’unisson, la rétrocession de 40% du gouvernement central en cette période de reprise du cours des matières premières au niveau international.

La rétrocession aux provinces, actuellement  réduite à moins de 10%, voire  carrément coupée par l’Exécutif national pendant toute la période de baisse de ce même cours des matières premières entre 2014 à 2016.

La grande préoccupation est de savoir, si jamais le gouvernement central décidait d’accorder  aux provinces cette rétrocession de 40%, à quelles fins les gouverneurs de ces entités territoriales vont l’utiliser. Cela quand on sait que  tous les fonds mobilisés dans la plupart de ces entités  comme les recettes de vignette, impôts et autres dividendes sur certaines ne servent presqu’à rien.

A Kinshasa par exemple, les routes, même celles du ressort  de l’Hôtel de ville, sont dans un  état de dégradation très avancé. Les projets de transport en commun au niveau urbain et de construction des logements sociaux n’ont rien donné.

Au niveau du gouvernorat de Kinshasa, c’est chaque jour que le gouverneur André Kimbuta Yango et ses ministres provinciaux  ne cessent d’appeler les contribuables kinois à souscrire au  paiement des impôts sur la garantie locative, revenu foncier et autres. L’Hôtel de ville de Kinshasa est même incapable de disposer d’un service de cantonnage, de telle manière que  la capitale congolaise est devenue une véritable poubelle.

La situation de précarité, sur tous les plans, à Kinshasa n’est pas différente des autres provinces, où les populations vivent dans une pauvreté extrême. Les gouvernements provinciaux sont incapables d’apporter des solutions, même dans les provinces riches comme celles de l’ex Katanga, de l’espace kasaïen, de l’ex Province Orientale ou encore du grand Kivu, devenu un véritable mouroir pour ces populations exposées aux  guerres, répressions des groupes armés, etc.

Les difficultés du gouvernement central d’effectuer la rétrocession aux provinces ne datent pas d’aujourd’hui. Tous les gouvernements passés au niveau national n’ont pas réussi à s’acquitter de cette exigence, bien que consacrée par la Constitution.

Cette nouvelle forme d’administration des territoires ne se réalise toujours pas. Aussi, la modicité du budget national reste l’un des éléments qui freinent ce processus. Il faut dire que la question de la rétrocession a suscité de sérieux débats entre l’Exécutif national et ces entités, qui se plaignent de manquer des moyens  de leur politique.

Les exécutifs provinciaux peinent  dans l’exécution de leurs programmes de développement, ont toujours soutenu ces différentes autorités provinciales. De nombreux gouverneurs des provinces jugeaient insignifiant ce que le gouvernement leur donnait à chaque fois en lieu et place de la rétrocession.

Par LKT

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