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Carburant: de nouvelles hausses des prix annoncées

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Selon les experts, pour un réajustement de 400Fc prévu dans la structure des prix, il faudra encore 140Fc pour parvenir à un équilibre recherché entre le ministère de l’Economie et les opérateurs pétroliers!

Le réajustement du prix du carburant, entamé depuis le début de l’année par le gouvernement via son ministère de l’Economie nationale, après des échanges engagés avec les opérateurs pétroliers dans le pays, doit atteindre 400FC par rapport au prix du départ, du mois de janvier 2018, qui était de 1410Fc pour l’essence. Ainsi, le litre d’essence pourra être vendu à 2120Fc, alors que celui du gasoil sera de 2110Fc pour atteindre l’objectif fixé si jamais la monnaie nationale reste stable.

C’est dans ce cadre que de nouvelles hausses des prix du  carburant sont annoncées dans les prochains jours sur l’ensemble du pays. L’objectif est d’atteindre le montant de 400Fc le litre de carburant, convenu entre le ministre de l’Economie et les pétroliers.

Ce qui permettra aussi à ces opérateurs pétroliers d’atteindre l’équilibre de leurs affaires. Pour les experts, le taux de change passe pour l’un des paramètres importants dans la fixation des prix du carburant.

Contraint à augmenter

Du côté du gouvernement, à travers son ministère de l’Economie nationale, on est contraint par cette augmentation, sensée avoir lieu palier par paliers, inférieur à 5%, pour ne pas occasionner une hausse brutale des prix du transport en commun dans la capitale, ainsi que des effets d’entrainement sur le marché des biens et services dans le pays.

Pour l’heure, cette série de hausse des prix du carburant a déjà atteint près de 15%, représentant environ 250 CDF. Le ministre d’Etat en charge de l’Economie nationale, Joseph Kapika, avait relevé par voie de presse que le gouvernement congolais était d’obligé de valider pour la troisième fois l’augmentation du prix du carburant par nécessité. « La structure des prix oblige », a toujours soutenu ce membre du gouvernement central.

Il a, en outre, expliqué qu' »il vaut mieux un carburant dont le prix est réajusté que pas de carburant du tout ». Selon les explications du ministre en charge de l’Economie nationale, si cette augmentation n’a pas lieu, les entreprises pétrolières se verront dans l’impossibilité d’importer du carburant.

C’est ainsi que, le gouvernement n’a cessé d’échanger avec ces opérateurs pétroliers pour trouver le juste milieu et éviter la pénurie et la spéculation au tour du carburant notamment à Kinshasa, dont la population est en grande mobilité dans le cadre de sa survie.

Autre précision donnée par le ministre  Kapika, le manque de carburant pourrait paralyser tout le pays. Pour lui, le gouvernement ne pouvait que s’incliner devant la « loi de l’offre et de la demande ». C’est ainsi qu’il a été obligé de réajuster le prix de ce produit très important pour la survie d’un pays, afin d’éviter la rupture de stock, la rareté et voir même l’absence du pétrole.

Conséquence du réajustement des prix de carburant

Si du côté du ministère de l’Economie nationale, on tient à éviter la rareté, la rupture de stock ou encore l’impossibilité de l’importation de ce produit, sur le terrain notamment à Kinshasa, le transport en commun est devenu intenable.

Il y a un retour en force de la pratique du « demi- terrain », obligeant les passagers, qui empruntent ce transport en commun, de payer le double, voire le triple du prix de la course par itinéraire.  Il y a aussi le fait  que Transco, la seule société de transport en commun public opérationnelle notamment à Kinshasa éprouve, à l’heure actuelle, d’énormes difficultés avec un charroi automobile qui ne cesse de diminuer sans être renouvelé, sinon réhabilité.

Une compagne de transport, qui à son lancement, disposait de 500 bus,  en compte aujourd’hui moins de 200. Transco ne sait pas satisfaire, pour le moment, le besoin des Congolais de Kinshasa en transport.

C’est ainsi que les usagers de la route, plus particulièrement les chauffeurs, ne jurent que sur le réajustement des prix du transport pour leur permettre, d’après eux, de rentrer  dans leurs frais. Ils soutiennent débourser plus d’argent pour acheter du carburant, alors que le prix de la course de transport est resté le même, avant le premier réajustement du prix du carburant à la pompe, intervenu en janvier dernier.

Par Lucien Kazadi T.

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